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L'Usine Auto

Nouvelle action des salariés de GM&S, sur fond de guerre des chiffres entre Bercy et PSA

Aurélie M'Bida , , ,

Publié le , mis à jour le 18/07/2017 À 10H32

Les salariés de GM&S industry sont attendus ce mardi 18 juillet sur le site de Renault-Villeroy (Yonne) pour une nouvelle opération de blocage, à la veille de l'audience du tribunal de commerce de Poitiers qui doit se prononcer sur une reprise ou non des activités. En fin de journée le lundi, le ministère de l'Economie a appelé tous les acteurs du dossier à la responsabilité après que le groupe PSA ait, selon Bercy, reitéré son refus de participer au plan de financement des investissements. Une information que le constructeur dément.

Nouvelle action des salariés de GM&S, sur fond de guerre des chiffres entre Bercy et PSA
Le ministère de l'Economie a appelé lundi tous les acteurs du dossier GM&S à la responsabilité après que le groupe PSA a reitéré son refus de participer au plan de financement des investissements prévus par le repreneur potentiel de l'équipementier en liquidation judiciaire. /Photo prise le 23 février 2017/REUTERS/Eric Gaillard
© ERIC GAILLARD

Embroglio dans le dossier déjà très tendu de GM&S Industry. Bercy a tapé du point lundi 17 juillet et rappelé tous les acteurs du dossier GM&S à la responsabilité. Selon le ministère, le groupe PSA venait de reitérer son refus de participer au plan de financement des investissements prévus par le repreneur potentiel de l'équipementier en liquidation judiciaire. Alors que l'Etat et le groupe Renault ont déjà confirmé leur volonté de financer chacun cinq millions d’euros au plan d'investissements d'un montant de 15 millions envisagé par le président de GMD, Alain Matineau, pour rénover le site de GM&S à La Souterraine (Creuse), rappelle le ministère. 

"Le groupe PSA a confirmé ce jour au ministre de l’Economie et des Finances qu’il ne souhaitait pas participer à ce financement. Il manque donc cinq millions d’euros pour faire aboutir la reprise", peut-on lire dans un communiqué.

PSA dément formellement

Répondant aux accusations de Bercy, le constructeur français a publier un communiqué mardi en début de matinée pour démentir ces informations. "Le groupe PSA oppose un démenti formel en rappelant qu’il s’est toujours engagé à investir dans GM&S avec un plan précis de 4 M€ permettant de générer un chiffre d’affaires de 36 M€ sur la période 2018-2020", précise le document.

Regrettant que des "informations erronées" aient pu être diffusées par Bercy, alors même qu’un courrier officiel a été porté à sa connaissance dans la matinée, rappelant les engagements intangibles de PSA qui répondent aux attentes du repreneur GMD. Le constructeur précise tenir à disposition des médias ledit courrier.

PSA rappelle que la mise en œuvre de ce plan n’est envisageable qu’en l’absence de toute nouvelle action des salariés de GM&S envers un de ses sites qui serait considérée comme une nouvelle agression vis-à-vis de ses 70 000 salariés français. Une telle action le délierait de tout engagement.

Décision judiciaire mercredi

Le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer mercredi sur le sort de GM&S. D'ici là, l'Etat reste "totalement mobilisé pour garantir la pérennité de l’activité de la société GM&S à la Souterraine, souligne le communiqué de Bercy. "Il appelle tous les acteurs à la responsabilité et à éviter toute action pouvant mettre en péril la réussite de ces négociations."

Renault et PSA ont accepté la semaine passée à la demande de l'Etat de revoir à la hausse leurs engagements de commandes à GM&S pour permettre la pérennité du groupe. Le groupe GMD a proposé de son côté de reprendre "au minimum 120 emplois" sur les 277 que compte l'usine, "avec des perspectives d’embauches ultérieures en fonction du développement de l’activité du site".

Ce mardi matin, les salariés de l'équipementier automobile basé à la Souterraine bloquent actuellement le site Renault-Villeroy, dans le Sénonais (Yonne), selon le quotidien L'Yonne Républicaine. L'action intervient à la veille de l'audience du tribunal de commerce de Poitiers qui doit se prononcer sur la reprise de leur usine.

Avec Reuters (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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