GM/Opel : imbroglio autour des fermetures d’usine

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Opel Bochum
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Rétropédalage d’un porte-parole de General Motors après qu’il a déclaré a expliqué que les négociations étaient en cours concernant une fermeture d’usine Opel en Europe.

"GM est en négociations avec les syndicats pour éliminer durablement des capacités". C’est ce qu’a indiqué un porte-parole de la maison-mère à l’AFP, dans un premier temps. A la question de savoir si cela voulait dire fermer une ou plusieurs usines en Europe, il a répondu: "Oui, c'est toujours en négociation".

Levée de bouclier instantanée du côté des syndicats qui refusent de négocier sur une fermeture d’usine. "IG Metall n'est pas prêt à mener de telles négociations (...) et nous ferons tout ce que nous pourrons pour qu'aucun autre site européen ne ferme", que ce soit en Espagne, en Angleterre ou en Pologne, a immédiatement réagi Rainer Einenkel, président du comité d'entreprise de l'usine Opel de Bochum et membre du conseil de surveillance d'Opel, joint au téléphone par l'AFP.

Il a d’ailleurs lourdement insisté sur le fait que concernant les sites allemands de de Rüsselsheim, Bochum (ouest), Kaiserslautern et Eisenach (centre), IG Metall, qui serait l'interlocuteur de la direction "ne mène pas de négociations et refuse d'en mener".

Les autres sites

Concernant les autres sites européens, notamment anglais (Ellesmere Port et Luton), espagnol (Saragosse), polonais (Gliwice et Tychy), slovaque (Aspern) ou hongrois (Szentgotthard), il a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en ce sens.

Quelques minutes après ces déclarations, le porte-parole du constructeur automobile a finalement fait marche arrière. Il reconnait dans un courriel une "erreur". "Je n'avais pas l'intention de suggérer que nous pourrions envisager la fermeture d'une ou plusieurs usines" en Europe, a-t-il rectifié le porte-parole.

"J'essayais d'expliquer que nous sommes en négociations sur les questions de capacités (de production) avec (le syndicat) IG Metall. Ces discussions comprennent l'avenir du site de Bochum après le cycle de production actuel". "En fait, GM a réaffirmé qu'il honorerait les contrats en place", a-t-il ensuite insisté.

La direction d’Opel en Allemagne n’était pas joignable par téléphone jeudi 2 août, précise l’AFP.

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