Le groupe pharmaceutique britannique a convaincu la biotech américaine de se laisser racheter avec une offre améliorée à 14,25 dollars par action, contre 13 dollars initialement.
HGS est ainsi valorisée à 3 milliards de dollars (2,45 milliards d'euros) - 3,6 milliards de dollars (2,94 milliards d'euros) dette comprise -, ont approuvé les deux conseils d'administration, même si l'offre doit encore être totalement finalisée.
L'opération est "logique d'un point de vue financier et stratégique pour nos deux entreprises et nos actionnaires respectifs", a commenté Sir Andrew Witty, le directeur général de GSK.
Human Genome avait rejeté une première OPA hostile de 2,6 milliards de dollars en avril et lancé des enchères avec date limite au 16 juillet. En l'absence d'autres candidats, les actionnaires ont fait pression sur la biotech pour qu'elle s'entende avec GSK.
La biotech américaine Celgene a été un moment intéressée, allant jusqu'au stade de la consultation des comptes, selon une autre source proche du dossier. Mais la réaction négative des analystes et des investisseurs l'a dissuadée d'aller plus loin.
Human Genome et GlaxoSmithKline avaient reçu en 2011 l'homologation pour le Benlysta, premier nouveau traitement du lupus en 50 ans. Le rachat de HGS donnera entre autres à GSK la totalité des droits sur deux traitements expérimentaux du diabète (l'albiglutide) et des affections cardiaques (le darapladib).
GSK espère de cet achat au moins 200 millions de dollars de synergies de coûts d'ici 2015 et un effet positif sur ses résultats l'an prochain.









