GlaxoSmithKline détruit 434 emplois français supplémentaires
Par Matthieu Maury - Publié le
Après les 850 suppressions de postes annoncées en février (environ 750 après négociations) pour l’horizon 2012, principalement sur son site d’Evreux, le groupe pharmaceutique britannique élimine 434 emplois additionnels dans l’Hexagone. Sur un effectif de quelque 5 000 salariés français, GlaxoSmithKline (GSK) gomme 356 postes de visiteurs médicaux et 146 au siège de Marly-le-Roi (Yvelines), soit 502 emplois, mais ces suppressions ne toucheront au total que 434 personnes en raison des postes déjà vacants.
Pour le délégué syndical CFDT, Didier Garnier, les départs volontaires et les mesures d’âge ne suffiront pas, « il y aura des départs contraints. A nous de nous battre pour garder le maximum d'emplois et négocier au mieux les mesures d'accompagnement », a-t-il déclaré, en précisant que la restructuration devrait être opérationnelle en mai 2010.
La direction de GSK France justifie ces mesures, annoncées en début de semaine aux représentants du personnel, par la nécessité de mettre en place « un modèle d'organisation davantage centré sur les besoins médicaux et les nouvelles exigences de GSK en matière de communication scientifique ». Et insiste sur la nouvelle configuration du portefeuille qui exige moins de visiteurs médicaux. Concurrencé par les médicaments génériques, à l’instar des autres Big Pharma comme Pfizer ou Sanofi-Aventis, Glaxo réduit ses coûts en prévision des futures pertes de brevets.

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