Ginkyo calcule la vraie valeur des PME
Par AURÉLIE BARBAUX - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3234
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Et si le secret des PME allemandes pour grandir résidait dans leur capacité à valoriser leur capital immatériel ? Car on le sait, la valeur d'une entreprise n'est pas uniquement comptable. Elle tient autant dans son capital humain, que dans son organisation et son réseau. Pourtant, les françaises sont encore persuadées qu'évaluer son capital immatériel est réservé aux grandes entreprises. Pierre Caillet, informaticien et économiste fondateur de Ginkyo, entend bien prouver le contraire. En collaboration avec deux laboratoires de l'université Lyon 2, Coactis et le Liesp (Laboratoire d'informatique pour l'entreprise et les systèmes de production), il a développé une méthodologie et un logiciel capable d'automatiser la production d'un rapport sur la valeur immatérielle d'une PME. Un développement de trois ans et de 100 000 euros, financé à hauteur de 25 000 euros par Oséo. « Il nous faut cinq semaines pour établir un rapport complet du capital immatériel d'une PME, à un coût abordable, que le dirigeant pourra présenter à son banquier ou à tout autre prescripteur », explique Pierre Caillet.
Les premiers clients de la start-up fondée à Collonges-au-Mont-d'Or (Rhône) début 2010, sont prêts à en témoigner. Comme ce plasturgiste de 50 salariés, qui a utilisé le rapport réalisé par Ginkyo pour 4 000 euros, afin de persuader sa banque de l'aider à racheter des actions. La preuve du concept est donc faite. 2011 sera l'année du lancement commercial et du développement d'une offre en marque blanche. « Nous travaillons aussi avec la région pour monter une action collective ». Bercy a mandaté Ginkyo, déjà identifié comme expert de l'immatériel, pour réaliser une étude sur le capital immatériel des PME de la région Rhône-Alpes par secteur d'activité, en collaboration avec le laboratoire Coactis. Un travail qui devrait largement faire grimper la valeur non comptable de la start-up.
Dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, la Commission européenne préconise l'usage de rapport du capital immatériel pour les PME. Une démarche déjà largement répandue en Allemagne, au Danemark et en Autriche.











