GFI veut se renforcer en France avant de se développer à l'étranger

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GFI Informatique, fournisseur des services informatiques et des logiciels pour Airbus et France Télécom, a pour objectif de porter ses ventes en France à 750-800 millions d'euros d'ici 2015.

GFI Informatique vise une hausse d'environ 60% de ses ventes en France dans les trois années à venir pour se renforcer sur son principal marché avant de se développer à l'étranger, a déclaré lundi son PDG Vincent Rouaix à Reuters.

La société a réalisé l'an passé dans l'Hexagone un chiffre d'affaires de 496 millions d'euros sur un total de 618 millions. GFI table également sur une amélioration de sa marge opérationnelle à 8-9% d'ici 2015 contre 5,6% en 2011.

"Le préalable est d'avoir une France qui soit leader régional, capable de supporter l'intégration de nos filiales internationales et notre développement international", a déclaré Vincent Rouaix.

Il a précisé qu'il aurait besoin d'"une ou deux acquisitions supplémentaires" et de la croissance organique afin de contribuer à atteindre son objectif de vente.

GFI a récemment acquis deux sociétés pour améliorer son offre de logiciels pour les autorités locales françaises en juillet et signé le rachat de la division de services informatiques de Thales.

Vincent Rouaix a expliqué que GFI examinait d'autres cibles mais n'avait pas de calendrier spécifique pour de futures acquisitions.

En dehors de la France, GFI est également présent au Maroc, en Belgique, en Espagne et au Portugal. Dans ce dernier pays, ses ventes ont chuté de 14,9% au premier semestre.

Mais si ses activités espagnole et portugaise deviennent trop problématiques en raison de la crise dans la zone euro, GFI pourrait décider de les céder, a dit Vincent Rouaix.

"Si nous avions une incapacité à les intégrer, nous nous poserions la question", a-t-il déclaré. "Je ne peux pas nier que l'activité au Portugal et en Espagne est un peu compliquée."

Depuis son arrivée à la tête de GFI en 2009, Vincent Rouaix a cédé les activités italienne, allemande et canadienne du groupe afin de se concentrer sur le renforcement de la France où il réalise 80% de ses ventes mais avec des marges obstinément faibles.

Le patron du groupe d'ingénierie et de conseil en technologies Alten avait dit à Reuters en avril que son groupe comptait sur son expansion internationale pour conserver une marge à deux chiffres en 2012 et compenser ainsi les pressions sur les prix sur le marché français.

Le PDG d'Altran avait de son côté déclaré en juin à Reuters que sa société comptait renouer avec les acquisitions à l'étranger afin de réduire sa dépendance aux faibles croissance d'Europe du Sud.

L'action GFI a gagné 22% depuis le début de l'année, valorisant la société à environ 150 millions d'euros.

(avec Reuters, par Alice Cannet)

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