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Genzyme Lyon : coup d'envoi de la production en avril

Par Marie Herbet - Publié le
Pascal Reber
Pascal Reber
 

Genzyme quitte la commune de Marcy-l’Etoile, en périphérie de Lyon, mais se repositionne de manière stratégique dans la capitale rhônalpine. Le spécialiste américain des maladies rares, récemment repris par Sanofi-Aventis, regroupe en effet ses activités sur le biopôle de Gerland.

La nouvelle usine est dans les starting-blocks, avec un lancement de la production prévu en avril prochain. Montée en puissance, projets d’innovation, rôle des pouvoirs publics… Pascal Reber, le directeur général du site, revient pour Usinenouvelle.com sur cette étape franchie par Genzyme Lyon.

Comment va se passer le transfert d’activité depuis l’ancien site de Marcy-l’Etoile vers les nouvelles installations de Gerland ?

Pour l’instant, il y a environ 150 personnes sur chaque site. La nouvelle unité est, en ce moment, en état de routine. La production de médicaments n’est pas encore lancée, mais un contrôle est instauré sur les capteurs, l’environnement, l’air, on vérifie que les boucles d’eau tournent bien, etc.

Le 1er avril, les premiers lots de validation sortiront. Des contrôles supplémentaires sont prévus. Ensuite, un délai de six mois est nécessaire avant leur commercialisation. La deuxième vague de transfert de personnel va se faire progressivement et le doublonnage s’achèvera fin 2011. Au total, depuis 2008, une cinquantaine de personnes auront été recrutées pour accompagner notre développement dans des métiers très variés, comme des responsables contrôle-qualité, techniciens, pharmaciens, ingénieurs maintenance…

Le médicament fabriqué sur place destiné à prévenir les rejets de greffe (Thymoglobuline) est-il en forte croissance ?

Oui. Le nombre de patients en attente d’une greffe de rein est en progression. Nous commercialisons le médicament dans le monde entier et la prise en charge des patients pour ce genre d’opération tend à s’améliorer.

De plus, les possibilités d’utilisation de ce médicament sont multiples : il peut par exemple intervenir dans les traitements de l’aplasie médullaire [maladie du sang, ndlr]. La demande de ce produit augmente à mesure que différents pays l’enregistrent dans d’autres pathologies que la prévention des rejets de greffe. Nous allons donc doubler nos capacités de production qui seront portées à trois millions de flacons par an.

Quelles sont les initiatives qui ont été prises sur le nouveau site de Genzyme Lyon dans le cadre de votre démarche HQE ?

Sur l’ensemble des bâtiments, nous avons adopté une démarche HQE tout en visant également l’obtention de son équivalent américain, la certification LEED. Pour la consommation d’énergie, des pompes à chaleur et des groupes de secours ont été installés dans la partie production. La partie administrative est dotée d’un système Building Management System ou BMS pour optimiser l’éclairage et la température dans les bureaux. On a par ailleurs mis en place un dispositif de traitement des eaux. Des bacs de rétention récupèrent les pluies. Et en cas de fortes intempéries, l’eau s’écoule plus lentement et ne déborde pas dans les égouts de la ville.

Avez-vous bénéficié d’aides publiques pour financer les 105 millions d’euros d’investissement ?


Non. Tout a été financé sur fonds propres. On a cependant bénéficié de certaines facilités, mais déconnectées de l’investissement. Pour trouver un terrain adapté à notre activité, nous avons par exemple été aidés par la Ville de Lyon, la Région et le Grand Lyon.
Nous avons par ailleurs consacré trois millions d’euros à des études qui serviront à préparer le futur de notre produit. Un projet que le Biopôle et le Grand Lyon ont cofinancé à la hauteur de 1 million d’euros.

Comment s’organise votre R&D et quels sont vos champs actuels de recherche ?

Chez Genzyme, on parle plus de business&développement que de R&D. Nous travaillons en lien étroit avec les start-ups. C’est vraiment une caractéristique de Genzyme de nouer des accords pour enrichir notre portefeuille de produits. Un partenariat a par exemple été conclu avec ERYtech pour développer une nouvelle technologie d’encapsulation. Le but est d’optimiser les traitements existants pour les maladies rares. Sur place, on dispose d’une réserve de terrain suffisamment grande pour que d’autres activités s’y installent à terme.

Le rachat récent de Genzyme par Sanofi-Aventis va-t-il avoir un impact sur l’organisation du site lyonnais ?

C’est bien trop prématuré pour parler de quoi que ce soit. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur le travail quotidien.

Propos recueillis par Marie Herbet

 

Maquette du nouveau site


A lire également :
Le site lyonnais de Genzyme monte en puissance
Les sites industriels français sensibles selon Wikileaks
 


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