Genopharm bientôt suspendu en France
Par Astrid Gouzik - Publié le
[ACTUALISE] - L’Afssaps a indiqué jeudi 8 décembre que le laboratoire français allait bientôt recevoir la lettre qui suspend son autorisation d’exercer en France.
Accusé d’avoir mis en vente des lots périmés d’anticancéreux, la sanction est tombée pour le laboratoire français. L’agence du médicament a déjà prévenu Genopharm "d'une suspension d'autorisation d'exploitant pour tous ses produits, sauf ceux pour lesquels il n'y a pas d'alternative disponible".
En novembre dernier, son fournisseur de matières premières,le laboratoire allemand Riemser, dépose une plainte, accusant Genopharm d’avoir sciemment commercialisé des lots périmés de Thiotepa. Le parquet de Paris ouvre alors une enquête judiciaire pour tromperie aggravée, falsification de substances médicamenteuses, faux et usages de faux.
En effet, le laboratoire français aurait contrefait un certificat de date de péremption lors de l’enquête de l’Afssaps en octobre.
Le Thiotepa est utilisé dans la recherche, et le traitement de cancer de l’enfant. Ce médicament été "remplacé en France depuis le 13 octobre par son équivalent, le Tepadina (fabriqué par) le laboratoire allemand Riemser", a précisé l'Afssaps.
Ce que dénonce d'ailleurs Génopharm qui contre-attaque en déposant plainte jeudi 8 décembre contre Riemser. Pour justifier sa plainte, Genopharm accuse Riemser d'avoir organisé "une pénurie en France du Thiotepa" pour pouvoir "inonder directement le marché français" avec le Tepadina. "C'est l'appât du gain qui guide Riemser dans cette affaire", ajoute Genopharm.
Fort soupçon sur Alkopharma
Vendredi 9 décembre, l’agence suisse du médicament a indiqué avoir des doutes sur le laboratoire suisse Alkopharma. Il est lui aussi soupçonné d’avoir falsifié les dates de péremption d'un médicament anti-cancer. Alkopharma est affilié à Genopharm via la holding Pharminvest-Patrimonial.
Le 30 novembre, l’agence suisse du médicament, Swissmedic, a suspendu l'autorisation d'exploitation du laboratoire helvète.
La société se voit interdite "de fabriquer des médicaments, de réceptionner des livraisons de médicaments ou de livrer, importer ou exporter des médicaments", a précisé Swissmedic.

dans la même rubrique
26/05/2012 La sémantique de l'industrie26/05/2012 L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman
26/05/2012 "Je suis fasciné par les technologies sans fil"












