Geneviève Fioraso dans les labos de Thalès à Saclay

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Thales
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Après une visite du laboratoire de l’accélérateur linéaire sur le centre scientifique d’Orsay, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a visité trois laboratoires de Thalès Research & Technology jeudi 8 novembre à Palaiseau (Essonne). Ces laboratoires regroupent des scientifiques venant du monde académique comme du monde industriel.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, a profité de la remise de l’insigne de Commandeur de la Légion d’Honneur au prix Nobel de physique 2007 Albert Fert, directeur scientifique au sein de l’unité mixte CNRS-Thales, pour visiter les installations de recherche du groupe avec le monde académique.

Le groupe d’électronique a créé sur le campus de Paris-Saclay trois laboratoires communs avec ses partenaires, industriels (Alcatel Lucent) comme académiques, comme le CNRS et le CEA. "Ces laboratoires mutualisés permettent de faire le lien entre la recherche et l’industrialisation", explique Marko Erman, vice-président de la recherche et technologie. L’unité mixte de physique partagée avec le CNRS, en association avec les équipes d’Albert Fert à l’Université Paris-Sud, créé en 1995, est le plus ancien de ces laboratoires communs. Le groupe y développe des nano-composants, inspirés par le fonctionnement des neurones et des synapses. La collaboration entre l’industriel et le professeur sur les multicouches métalliques magnétiques avait mené à la découverte de la magnétorésistance géante, objet du prix Nobel.

Thalès est également associé au groupe de télécoms Alcatel-Lucent et au Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives (CEA) dans le GIE III-V Lab, qui travaille sur le développement d’un imageur thermique. Le troisième labo, commun à Thalès et au CEA, le Vision Lab, développe des "briques technologiques" capables d’interpréter des images dans un univers 3D. "L’objectif est de créer un environnement prompt à stimuler l’innovation", insiste Marko Erman.

A l’aide d’investisseurs extérieurs et de fonds propres, Thalès consacre 2,4 milliards d’euros à la R&D. "Les trois quarts des effectifs de cette recherche sont situés en France. Un choix dû à la qualité des ingénieurs français, et pas seulement des ingénieurs sortis des grandes écoles. Un thésard est aussi valorisé qu’un polytechnicien", analyse le vice-président. 300 chercheurs et environ 200 doctorants et scientifiques de différentes institutions travaillent sur le site de Palaiseau.

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