General Motors Strasbourg coupe 200 emplois
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La direction du site General Motors de Strasbourg, spécialisé dans la production de boîtes de vitesses automatiques, veut réduire d'un sixième son effectif en supprimant 198 postes, indiquent les syndicats CFDT et CGT.
L'annonce a été faite vendredi matin, à la fin d'une séance ordinaire du comité d'entreprise. Selon Jean-Marc Ruhland, secrétaire CFDT du CE, « le plan de sauvegarde de l'emploi sera étalé sur quatorze mois avec des périodes de chômage partiel d'ici là et il se fera sur la base de départs volontaires. La direction s'est engagée à ce qu'il n'y ait pas de licenciements secs ».
Le syndicaliste explique que la direction a justifié cette mesure par une baisse de production de 20 % attendue sur les deux prochaines années. General Motors Strasbourg, qui emploie un peu plus de 1 200 personnes, ne fabrique plus qu'un modèle de boîte automatique à 6 vitesses, décrit comme étant en fin de vie par les syndicats. Le plan de départs volontaires viserait essentiellement des ouvriers et des techniciens. En 2008 déjà, un plan social avait entraîné la suppression de 168 postes.
« Ils disent qu'ils licencient pour que le site ait une survie après 2012, mais on ne croit pas à ce qu'ils nous racontent », attaque Roland Robert, responsable de la CGT : « Il n'y a plus de chômage partiel depuis juillet et depuis le retour des congés, on travaille à plein régime en 3X8, avec des séances le week-end pour une quinzaine de personnes ».
L'usine de Strasbourg a été mise en vente par General Motors il y a un an. Le processus se poursuit depuis dans la plus grande discrétion. Selon les syndicats, la direction du site indique seulement que trois repreneurs potentiels se sont montrés intéressés et qu'aucun nom ne sera divulgué avant la signature d'une promesse de vente. Depuis les déboires du géant américain, l'usine alsacienne a été placée dans le périmètre de la Motors Liquidation Company.
De notre correspondant en Alsace, Thomas Calinon

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