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General Motors restructure sa production

Par Morgane Remy - Publié le
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Chevrolet

Simplifier et se recentrer sur ses pôles de production majeurs. Voilà le programme annoncé par le constructeur automobile cet été. Une restructuration lancée pour garder sa position de leader mondial encore très fragile.

General Motors annonce mercredi 9 août une restructuration de ses plateformes de production afin de garantir sa position de leader sur le marché automobile mondial. L’objectif est de diviser par deux, en dix ans, leur nombre. Une restructuration qui ne parle pas encore de destruction d’emplois mais plutôt de "regroupement et de simplification". "La plupart de nos composants vont devenir communs à nos véhicules, et la majorité de nos voitures auront la même structure de base", a ainsi annoncé Dan Akerson, PDG de GM. En uniformisant ce qu’il y a sous le capot, GM compte réduire les coûts. 

Concrètement, cela va se traduire par la valorisation des plateformes de production principales. Elles devraient accueillir 90% des volumes de production à l’horizon 2018. Soit une augmentation de 31% par rapport à 2010. "Avec un plan de production robuste, une bonne implantation géographique et un bilan annuel bien équilibré, nous avons un créneau unique pour tirer parti de notre production  à grande échelle", explique Dan Akerson. En clair, GM fait des économies d’échelle et profite de sa position de numéro un du marché pour le faire.

Un leader fragile

En effet, GM est passé premier constructeur automobile au monde début août. Mais il ne doit cette position qu’au triste évènement du séisme japonais du 11 mars. En effet, Toyota a perdu sa première place sur le podium et s'est classé à la troisième place, derrière Volkswagen. Malgré tout, les investisseurs craignent toujours le prochain retour du constructeur japonais sur le marché affecté par une conjoncture difficile. Avec le spectre de la récession, sur fond de crise de la dette américaine, le groupe pourrait faire face à une baisse de la demande sur le marché national, qui est aussi son premier débouché.

C’est dans ce contexte que le constructeur américain a annoncé ses résultats au deuxième trimestre 2011, le 4 août. Et malgré des bénéfices qui ont doublé grâce à une augmentation de ses parts de marché, les investisseurs sont loin d’être convaincus. "Le niveau d’incertitude s’est accru mais nous avons réussi à placer assez bas notre seuil de rentabilité, avec un bilan solide, pour pouvoir faire face à n’importe quel scénario", rassurait Dans Amman, le directeur financier du groupe.

Dans cette perspective, le plan de restructuration annoncé quatre jours après ses résultats semble vouloir rassurer les investisseurs et démontrer la capacité de GM à se maintenir dans sa position précaire de numéro un. 

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