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General Motors remet un pied en Bourse

Le 19 août 2010 par Barbara Leblanc
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Attendu depuis plusieurs jours, le jour J est arrivé. C’est finalement le 18 août que le constructeur américain General Motors a déposé son dossier d’introduction en Bourse (IPO) auprès du gendarme américain des marchés, US Securities and Exchange Commission (SEC).

Treiz mois après avoir subi la plus grosse crise de son histoire, le constructeur américain General Motors a annoncé son futur retour en Bourse. Il a déposé le 18 août un dossier auprès de la SEC préparant son retour sur les marchés de New York et de Toronto. Une opération appelée « Projet point du jour », qui sera menée à son terme par les banques Morgan Stanley, JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch et Citigroup. Le constructeur compte faire son entrée sur les marchés d’ici à novembre, mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

Dans le détail, le projet comporte la vente d’actions ordinaires de certains détenteurs de parts et la cession d’actions préférentielles. Le groupe pourrait émettre des actions convertibles rémunérées sous forme d’intérêts ou de dividende jusqu’à leur conversion en actions. Une démarche qui pourrait susciter beaucoup d’intérêt auprès des gérants à la recherce de valeurs de croissance.

Moins de 50% pour l’Etat

Parmi les principaux propriétaires d’actions de General Motors, on compte évidemment l’Etat fédéral américain qui détient 61% des parts (soit 304 millions de titres). Sa présence dans le capital du constructeur pourrait chuter à moins de 50%, ce qui permettrait à General Motors ne plus être qualifité de « Government Motors ». Le Trésor américain a fait savoir qu’il se garde « le droit de décider ou non de participer à l’offre », et de définir à quel niveau il peut le faire. Pour l’Etat américain, cette démarche pourrait lui permettre de récupérer une partie des 50 milliards de dollars qu’il a injectés dans le constructeur américain pour le sauver de la faillite en juin 2009.

En s’introduisant aussi sur le marché de Toronto, le groupe revient sur l’implication du gouvernement canadien dans son sauvetage. Un gouvernement qui devrait lui aussi céder une partie de ses titres, selon les déclarations du ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, tout comme le syndicat United Auto Workers et la province de l’Ontario.

Entre 12 et 16 milliards de dollars

Pour l’heure, le groupe n’a pas précisé le nombre d’actions ni même la fourchette de prix de cession. Sa demande d’IPO pourrait atteindre près de 100 millions de dollars, mais le groupe espère lever en Bourse jusqu’à 20 milliards de dollars. D’après l’état actuel du marché, les experts tablent davantage sur un chiffre compris entre 12 et 16 milliards de dollars, ce qui ferait de cette introduction en Bourse l’une des plus importantes de l’histoire américaine, après celle de Visa en 2008.

Cette entrée en Bourse marque une étape importante dans la restructuration de General Motors, qui depuis sa sortie de faillite a arrêté ou cédé certaines de ses marques, ne conservant que GMC, Buick, Chevrolet et Cadillac. Pour autant, le groupe va conserver le nom de code GM sur le New York Stock Exchange, comme au temps de l’ancien GM sorti du marché en juin 2009.

Depuis le début de sa restructuration il y a treize mois, le groupe a redressé la barre, en enregistrant deux trimestres consécutifs de bénéfices (1,3 milliard de dollars au 2ème trimestre), notamment grâce à des réductions de coûts, à la diminution de sa dette et à la cession de ses marques. Reste une importante épine dans son pied : le cas Opel, pour qui il doit encore trouver des fonds.

Pour retrouver les documents du dossier déposé par GM auprès de la SEC, cliquez ici
 

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