La filiale logistique du groupe PSA a confirmé l’ouverture de son capital et l’annonce de l’heureux élu pour septembre à l’occasion d’une conférence sur le contrat signé avec GM.
Luc Nadal a fait sa première apparition devant la presse en tant que nouveau directeur général de Gefco. Il a détaillé son contrat signé le 28 juin dernier avec le constructeur américain qui concerne la logistique et le transport en Europe, y compris les activités qui étaient réalisées en interne.
"Cela se traduira par la reprise d’une part des salariés de GM. Environ une centaine de personnes. Par contre, il n’y aura pas de transfert d’équipements et d’infrastructures. Pas plus que des synergies qui entraineraient des réductions d’effectifs", prévient Luc Nadal pour rassurer ses salariés.
En détail, cela veut dire, "un contrat de 7 ans dont 5 ans en exclusivité. Je pense que c’est un contrat à durée indéterminée", ajoute-t-il. Un contrat "d’architecte logistique" qui comprend notamment les tournées de collectes chez les équipementiers pour approvisionner les huit usines de GM et la distribution des véhicules sortant de ces unités de production dans le monde. "Mais il n’y a aucune relation entre ce contrat et d’éventuelles surfaces sur le site d’Aulnay".
Un contrat effectif au 1er janvier 2013 qui devrait rapporter environ 700 millions d’euros à la filiale de PSA et augmenter de 20 % son chiffre d’affaires. De quoi apporter un peu d’espérances aux salariés du groupe inquiets après l’annonce des résultats catastrophiques du groupe, la probable fermeture du site d’Aulnay (Seine-Saint-Denis) et la vente d’une partie du capital de Gefco, une entreprise en bonne santé.
Entre 2009 et 2011, son chiffre d’affaires a augmenté de 31 % pour atteindre 3,8 milliards d’euros avec une forte présence internationale. "Dans la période difficile que traverse l’Europe, nous sommes un petit rayon de soleil", s’enorgueillit le nouveau patron de Gefco.
De quoi attirer les actionnaires. Fonds d’investissement, industriels… Rien n’a filtré de la part de Luc Nadal, qui "est informé par la presse". La seule chose qu’il concède, c’est qu’il ne s’agira pas d’un prestataire logistique européen. "Par les temps qui courent, des problèmes sociaux liés à ce type de fusion ne sont pas souhaitables. Il vaut mieux se prémunir contre des synergies qui provoquent des dégâts sociaux collatéraux."
L’ouverture du capital doit avant tout permettre le développement de la filiale de la marque au lion, mais pourrait rapport près d’1 milliard d’euros au groupe automobile, même "s’il reste un actionnaire de référence"...









