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GDF Suez va recruter en 2012

Par Barbara Leblanc - Publié le
Gérard Mestrallet
© D.R.

Dans un entretien au Monde publié le 6 février, Gérard Mestrallet, patron du groupe gazier français, table sur près de 10 000 recrutements en 2012 en France.

Dans le détail, le patron du groupe estime que 7 600 postes concerneront des embauches en CDI contre 2 500 en CDD. Pour Gérard Mestrallet, c'est une manière de répondre à la question de la désindustrialisation en France.

Cet entretien est aussi l’occasion pour Gérard Mestrallet de faire le point sur les avancées du groupe sur le plan social depuis la fusion entre Gaz de France et Suez en 2008. "Nous avons investi plus de 10 milliards d’euros en France, embauché 30 000 personnes et signé 7 000 contrats en alternance", souligne-t-il. Au niveau mondial, ses investissements dépassent les 30 milliards d’euros pour 2011 – 2013. Le tout en maintenant une structure financière saine pour préparer la reprise.

Sur la question du pic de consommation d’énergie du fait du grand froid, il estime que cette période justifie plus que jamais le développement du gaz. "On a trop tendance, en Europe, à considérer que les énergies renouvelables vont se substituer au nucléaire, souligne le patron de GDF Suez. Or le gaz a vocation à y jouer un rôle très important. C'est une énergie propre, compétitive et sûre en termes d'approvisionnement grâce à la diversité des sources (Russie, Norvège, Afrique du Nord...) et aux souplesses du gaz naturel liquéfié".

Dans cette lignée, il se dit favorable aux énergies renouvelables, mais estime qu’elles sont plus  coûteuses que les autres formes de production d’électricité. L’Europe doit d’après lui relever trois défis : l’investissement, la compétitivité et le changement climatique. « L'énergie est un élément fondamental de compétitivité de l'économie européenne, nécessaire pour la croissance et l'emploi », assure-t-il.

Il explique que Fukushima a changé le visage de l’énergie. "Il sera de plus en plus difficile de construire des centrales, pour plusieurs raisons : le coût du renforcement de la sûreté, la difficulté de les financer par le système bancaire dans un environnement macroéconomique tendu, la dérégulation des marchés, notamment en Europe, qui n'offre aucune garantie sur le prix de l'électricité produite, le doute des opinions publiques. Fukushima va freiner le nucléaire, pas la demande d'électricité", détaille Gérard Mestrallet.

Le groupe doit publier ses résultats jeudi prochain.
 

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