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GDF-Suez s'allie au brésilien Eletrobras

Le 03 septembre 2010 par Yann Le Houelleur
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Premier investisseur étranger privé dans l’énergie au Brésil, GDF-Suez a signé le 2 septembre 2010 un accord de partenariat avec le plus important producteur d’électricité dans ce pays, Eletrobras, un producteur et distributeur contrôlé par l’Etat. Cet accord s’étend à toute l’Amérique du Sud : en fait, les deux groupes sont déjà présents sur des marchés comme le Chili et le Pérou

C’est un coup de maître que vient de réaliser GDF-Suez dans sa stratégie de développement accéléré à l’étranger : à quelques semaines de l’élection présidentielle, il s’est allié à un groupe contrôlé par l’Etat brésilien, qui fournit 37 % de l’électricité consommée dans ce pays. En l’occurrence, le géant Eletrobras, s’appuyant sur douze filiales impliquées dans toutes les sources d’énergie.

Signé à São Paulo le 2 septembre 2010, en présence de Gérard Mestrallet, président du colosse français de l’énergie, cet accord est présenté, par GDF-Suez comme «un ensemble de partenariats pour développer des projets communs dans l’énergie.» Eletrobras, dans un communiqué, évoque «une coopération technique et entrepreneuriale d’une durée de cinq ans». L’énergéticien brésilien précise que «ce partenariat prévoit l’implantation et l’exploitation de lignes de transmission ainsi que la construction d’usines de production d’électricité, notamment dans les énergies renouvelables.»

Une capacité de 12.000 MWs pour GDF-Suez

Certains médias, au Brésil, évoquent déjà la constitution de joint-ventures entre les deux groupes, mais pour l’instant rien de précis n’est annoncé, à court terme, sur ce point. L’intérêt, pour GDF-Suez, est d’abord de conforter sa position enviable au Brésil, où il avance ses pions à travers Tractebel, filiale dont il détient 68 % des parts. (Les 32 % restants sont pulvérisés en bourse). Dans ce pays, «nous sommes le tout premier investisseur privé étranger dans le secteur énergétique», rappelle un porte-parole de GDF-Suez à Paris.

La capacité installée de Tractebel (toutes formes d’énergie mêlées) est de 12.000 MWs, à comparer aux 39.450 MGs d’Electrobras. «En fait, nous avons pris l’habitude de travailler avec Eletrobras à travers plusieurs projets, notamment dans l’hydroélectrique et le nucléaire.»

L’atome est un des vecteurs de développement au Brésil projetés par GDF-Suez. «Le Brésil fait partie de ces pays dont les besoins en énergie deviennent pressants, d’où la nécessité de songer à la construction de nouvelles centrales nucléaires», ajoute le porte-parole.

Eletrobras, présent dans 5 autres pays sud-américains

Mais une autre raison pour laquelle GDF-Suez a jeté son dévolu sur Eletrobras (et vice-versa) est le potentiel de développement du reste de la zone sud-américaine. Or, Eletrobras, à partir d’une loi votée par le congrès brésilien en 2008, est devenu un opérateur à vocation internationale. Il mijote des projets aussi bien en Argentine, en Uruguay qu’au Venezuela, au Pérou et même au Nicaragua. Parmi les projets sur le point de se concrétiser : une ligne de transmission de 500 KW reliant l’Uruguay au Brésil et un méga barrage hydroélectrique (Guarabi) en Argentine.

Or GDF-Suez a également mis un solide pied sur plusieurs marchés sud-américains, ses priorités, outre le Brésil, étant actuellement le Chili et le Pérou. Toujours selon le porte-parole interrogé par l’Usine Nouvelle, «GDF-Suez et Eletrobras auront plus de chance de remporter des appels d’offres dans de tels pays s’ils font des propositions communes.»

Eventuels projets en Afrique aussi

S’inspirant du communiqué diffusé par Eletrobras, un hebdomadaire brésilien, Veja (un million d’exemplaires) a même ajouté que l’intérêt croissant porté par les Brésiliens à l’Afrique, où Eletrobras est déjà présent, pourrait faire le bonheur de GDF-Suez. Jusqu’à ce jour, les dirigeants du groupe français ont affirmé que leurs cibles prioritaires, hors Europe, sont l’Asie, l’Amérique latine et le Moyen-Orient.

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1 réaction

Ti'mal | 03/09/2010 - 16H58

Je trouve la position de GDF-SUEZ qui expose la grandeur de sa puissance et de sa richesse dans le monde, insultante vis à vis de leurs abonnés citoyens français retraités avec de petits revenus qui tentent vainement (3 ans) de se faire rembourser des trop perçu par la comptabilité de GDF suite à une incompétente certaine de son personnel.

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