GdF Suez précise ses ambitions
Le 04 mars 2010 par Ludovic Dupin | L'Usine Nouvelle n° 3182Décidément, GdF Suez profite de ce début d'année pour faire partager à l'Elysée et au gouvernement ses ambitions d'énergéticien majeur en France. A l'occasion de la venue à Paris du président russe, Dimitri Medvedev, Gérard Mestrallet, le PDG de GdF Suez, et Alexeï Miller, le patron du géant gazier russe Gazprom, ont signé l'entrée officielle de GdF dans le projet de gazoduc Nord Stream, qui reliera la Russie à l'Allemagne via la mer Baltique. Attendu depuis avril 2009, l'accord précise que le français rachètera 9 % des parts du projet aux allemands E.ON et Wintershall. Quelques jours auparavant, GdF Suez avait officiellement demandé au ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean-Louis Borloo, de lancer la construction d'un réacteur nucléaire dans la vallée du Rhône. GdF Suez veut être l'opérateur de ce réacteur de technologie Atmea d'une puissance de 1 100 MW conçu par Areva et Mitsubishi Heavy Industries. Une demande qui anticipe la remise, en avril, du rapport Roussely sur l'avenir de la filière nucléaire. Ce rapport ira-t-il jusqu'à proposer l'émergence d'un deuxième grand opérateur français de l'atome ? GdF Suez est plus que candidat.

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