GDF Suez pourrait fermer trois réacteurs nucléaires en Belgique
Par Rémy Maucourt - Publié le
L'énergéticien français, via sa filiale Electrabel, cherche à faire pression sur le futur gouvernement belge.
Selon la presse économique belge, le futur gouvernement d'Elio Di Rupo planifie d'imposer une lourde taxation sur le nucléaire. Electrabel a réagi mercredi par un communiqué : si les taxes sont trop lourdes les réacteurs nucléaires pourraient être fermés.
"Suite à certaines informations parues dans la presse à propos d'une taxation exorbitante du secteur nucléaire belge, GDF Suez Electrabel trouve inacceptable l'acharnement sans égal envers un secteur économique particulier", peut-on dans ce communiqué.
"Cela conduirait également GDF Suez à revoir globalement ses politiques d'investissements, d'emploi, de formation et de mécénat en Belgique, et notamment sa volonté de prolonger la durée de vie (des réacteurs) Doel 1 et 2 (Flandre) et Tihange 1 (Wallonie), compte tenu des investissements importants requis", menace le groupe.
Le gouvernement a accepté de repporter à 2025 le début de sortie du nucléaire civil en Belgique, prévu à l'origine en 2015. en échange, il a été convenu d'une contribution des producteurs d'électricité nucléaire au budget de l'Etat belge de 215 millions à 245 millions d'euros par an de 2010 à 2014 inclus. Au-delà, rien n'a encore été fixé.
Elio Di Rupo, chef du PS francophone chargé de former le futur gouvernement, négocie actuellement le budget 2012 avec les six partis de sa coalition. Il doit trouver quelque 10 milliards d'euros d'économies ou de revenus supplémentaires. Selon le quotidien économique L'Echo, le Premier ministre pressenti "pourrait pêcher un milliard d'euros chez Electrabel".

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