GDF Suez hors de Bolivie: le gouvernement français exige "une indemnisation adéquate"
Par Yann Le Houelleur - Publié leLe 1er mai, Evo Morales a décrété la nationalisation, entre autres producteurs d’électricité, d’une filiale de GDF Suez. Quatre jours plus tard, le ministère des Affaires étrangères a réagi à cette «confiscation».
L'accord franco-bolivien sur l'encouragement et la protection des investissements signé le 27 septembre 1989 semble bien loin. Le mardi 4 mai, le gouvernement français a réagi à la mesure prise par Evo Morales pendant la fête du Premier mai.
Prônant la «réappropriation des ressources naturelles», le président bolivien a inclus une filiale de GDF Suez dans le lot des producteurs d’énergies dont il a décrété la nationalisation. En l’occurrence, Eletrica Corani, société possédant plusieurs centrales hydroélectriques dans la province de Cochabamba et dont GDF Suez avait acquis la moitié du capital à la fin du millénaire écoulé.
Or, l’Etat français est actionnaire à 35,7 % du numéro deux français dans le secteur de l’environnement, raison pour laquelle le ministère des Affaires étrangère a publié le communiqué suivant: «Si la France respecte le droit souverain de l'Etat bolivien à assurer le contrôle direct de ses ressources naturelles, elle n'en attend pas moins que la nationalisation soit accompagnée d'une indemnisation prompte et adéquate, calculée sur la valeur réelle de l'investissement à la date de l'expropriation.» Le Quai d’Orsay a apporté une nuance à de tels propos: «les entreprises françaises sont disposées à coopérer avec la Bolivie pour mettre en œuvre des projets innovants dans les énergies propres et renouvelables.»

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