[ACTUALISE] - Le groupe français exploite sept réacteurs nucléaires en Belgique via sa filiale Electrabel.
Et pour l’heure, il n’entend pas prendre de décisions sans en savoir plus sur la politique menée par le royaume.
En effet, le gouvernement belge a annoncé un aménagement de son plan de sortie du nucléaire, avec le prolongement de dix ans de l’un de ses sept réacteurs, qui devait fermer en 2015. Parallèlement il a appelé à l’augmentation de la concurrence entre fournisseurs.
Cette décision irait à l’encontre de la stratégie d’Electrabel qui va devoir mettre une partie de sa production nucléaire à disposition de ses rivaux.
Un protocole avait été conclu entre l’Etat belge et le groupe en octobre 2009. Il prévoyait notamment une prolongation des réacteurs belges les plus anciens en échange du paiement par leur exploitant d'une "rente nucléaire" de plus de 200 millions d'euros par an.
"GDF Suez attend les conditions économiques précises qui découleront de cette décision pour étudier son impact sur les clients, les collaborateurs et les actionnaires" du groupe, et il "décidera des mesures à prendre" à l'issue de l'étude de ces impacts", a précisé la porte-parole de GDF Suez à l'AFP le 5 juillet.
En réponse, le gouvernement belge a évoqué la possibilité de réquisitionner un réacteur nucléaire si le groupe refusait d’investir dans sa prolongation pour dix ans supplémentaires. Le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet, a assuré que le gouvernement n'avait pas l'intention de "se lancer dans une guerre" avec Electrabel.
En début de semaine, le patron de GDF Suez Gérard Mestrallet avait expliqué que son groupe ne consentirait à faire les investissements nécessaires à une prolongation de la durée de vie de réacteurs que s'ils étaient rentables et s'accompagnaient d'une visibilité sur dix ans.









