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GDF Suez, cible de nationalisations décrétées par Evo Morales

Par Yann Le Houelleur - Publié le

Le gouvernement socialiste de Bolivie a réquisitionné les usines de trois producteurs d’électricité, alors que la fête du travail battait son plein.

Le numéro deux français de l’environnement, GDF Suez, a fait de l’Amérique latine une zone prioritaire pour le développement de ses activités, aussi bien dans l’électricité produite par des barrages hydroélectriques que celle provenant des parcs éoliens. Ce groupe français avait pris pied en Bolivie en 2008, quand il avait acquis la société américaine Econergy International se consacrant aux énergies renouvelables et présente dans plusieurs pays de la région.

Manque de chance: la société Eletrica Corani, dont Econergy détenait la moitié du capital, a été «confisquée» le 1er mai par le gouvernement d’Evo Morales, qui a nationalisé, le même jour, deux autres compagnies exploitant des centrales hydroélectriques : Guaracachi, administrée par le britannique Ruele PLC, et Valle Hermoso, une société bolivienne.

"Un climat d'affaires inapproprié"

Alors que la fête du travail battait son plein, des escadrons de policiers ont été déployés sur les sites des électriciens dans le collimateur du gouvernement. Ce dernier a fait savoir qu’il avait tenté de négocier avec les investisseurs étrangers et boliviens un désengagement mais que faute d’un accord il s’était résolu à promulguer un décret portant sur la nationalisation de leurs usines hydroélectriques.
Evo Morales a déclaré: «Nous sommes en train de reprendre l’énergie, la lumière pour tous les Boliviens». Il s’agit pour l’Etat bolivien de contrôler, moyennant la nationalisation d’autres producteurs, 80 % de la production d’électricité. Le décret a pris de court la Confédération des entrepreneurs privés de Bolivie qui a déploré «un climat d’affaires inapproprié». Conséquence du «tour de vis nationaliste» donné par le gouvernement Morales: en 2009, les investissements privés étrangers ont été de 686 millions de dollars, moitié moins qu’au cours de l’année précédente.

GDF Suez comme les investisseurs concernés par le décret présidentiel seront dédommagés à hauteur de leur participation au capital des entreprises passées sous la coupe du secteur public.
Pour revenir à Corani, cette entreprise possédait deux usines hydroélectriques dans la province de Cochabamba : l’une avec une capacité de 54 mégawatts, l’autre - Santa Isabel -  avec une capacité de 93,3 mégawatts. Depuis le 1er mai, le site internet de Corani est fermé; impossible d’en savoir plus...

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1 réaction

cochabamba | 04/05/2010 - 10H48

''Evo Morales a déclaré: «Nous sommes en train de reprendre l’énergie, la lumière pour tous les Brésiliens».''
euh.. il faut sans doute lire "tous les boliviens"

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