Gaz de schiste : la fracturation hydraulique ferait vraiment trembler la terre

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Cuadrilla - Site d'exploration de gaz de schiste
© D.R.

Selon un rapport d’experts européens publié mercredi 2 novembre, des forages sur un gisement de gaz de schiste dans le nord de l’Angleterre pourraient être à l’origine de tremblements de terre de très faible intensité.

Les exemples commencent à se multiplier… Et les experts pointent unanimement du doigt la même cause des séismes  : la technique de la fracturation hydraulique.

"Il est hautement probable que les opérations de fracturation" menées par la société britannique Cuadrilla dans la région du Lancashire (nord-est de l’Angleterre) "ont provoqué les réactions sismiques constatées, en raison d'une combinaison de facteurs liés à la nature géologique du site et à la pression exercée par l'eau injectée" sous terre, estime ce rapport rédigé par une équipe d'experts européens.

Les 1er avril et 27 mai dernier, le Lancashire avait enregistré quelques secousses. Des organisations de défense de l’environnement avaient alors mis en cause les forages réalisés par Cuadrilla. Après consultation avec le ministère britannique de l'Energie, la compagnie avait commandé un rapport d’experts sur la question.

Mais le gouvernement britannique ne semble pas réellement convaincu par les rapports qu'il commande. En effet, la semaine dernière, la Chambre des communes a rejeté l'idée d'un moratoire sur la fracturation hydraulique.

Des secousses au Canada et aux Etats-Unis

Mais l’Angleterre n’est pas un exemple marginal. La Colombie-Britannique, province de la côte pacifique du Canada, a enregistré plus de 30 tremblements de terre depuis 2009. Or le secteur fait aussi l’objet de forages intensifs et de fracturations hydrauliques.

Aux Etats-Unis, près de 1200 petits séismes ont fait trembler les terres de l’Arkansas depuis début septembre. Et là encore, c’est la technique de la fracturation hydraulique qui fait trembler les habitant de la région… et s’interroger les experts.

Des angoisses qu’il faut tout de même nuancer. Dans le cas de l’Angleterre, les experts assurent que le pire scénario envisageable serait une secousse sismique de magnitude 3.

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