Gaz de schiste, circulez, y'a rien à voir !

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Anne Debray

Cinq ans. L’exploration des gaz de schiste, on en reparlera dans cinq ans ! Autant dire que le débat est enterré et notre indépendance énergétique bien mal en point. En interdisant pour un quinquennat la possibilité d’évaluer notre potentiel de gaz de schiste, le chef de l’Etat retire aux industriels une bonne part de leur compétitivité future.

François Hollande leur dit en substance, "battez-vous, mais sans armes. Dans la guerre économique, je vous refuse la possibilité d’avoir une énergie abordable". Circulez, il n’y a plus rien à voir…

C’est aussi à la recherche que le président de la République dit niet. "Dans l'état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l'exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd'hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l'environnement", déclarait-il vendredi lors de la première journée de la Conférence environnementale.

Certes. C’est oublier que c’est en combinant indépendance énergétique et respect de l’environnement qu’on permettra à la France de rester compétitive. C’est tirer un trait sur la R&D responsable de champions français comme Total ou le BRGM qui ont pris conscience, parfois par la force des événements, qu’on ne peut innover sans conscience.

Il faut donner du temps à la science pour progresser. On tue la recherche dans l’œuf avec de telles interdictions. On tue la recherche et un énorme gisement potentiel d’emplois. Et on dit aussi niet à notre possibilité d’être les pionniers en matière de fracturation hydraulique environnement compatible.Il fallait donner des gages aux écologistes.

Mais quand le politique l’emporte sur l’économique, ce sont les industriels qui trinquent… les premiers. Et la France entière qui sera punie.

Une fois encore, on laisse aux autres le soin de s’emparer de nos domaines d’excellence. On aime se mettre des barrières quand on devrait être les meilleurs.

La victoire est certainement plus belle quand on part avec un handicap. Mais en se coupant la tête et les bras, on se met définitivement hors course.

 

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4 réactions

Guillaume | 19/09/2012 - 00H20

C’est effectivement étonnant de voir un article si engagé.

Les arguments ne tiennent pas debout : « On tue la recherche et un énorme gisement potentiel d’emplois ». En renonçant à cette technologie dangereuse pour s’orienter vers d’autres ayant un impact environnemental moindre, on crée également un gisement d’emploi, peut-être plus important encore.

Si c’est pour être les champions des nappes phréatiques polluées, je veux bien laisser cette première place à d’autres.

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OlivierGAU | 18/09/2012 - 17H57

Actuellemement les uSA subissent de plein fouet une secheresee historique avec des baisees de rendement agricole considérable (-60%) Idem en Russie, Inde et Australie avec des famines en perspectives.

Merci aux énergies fossiles et au gaz de schistes !! Le changement climatique provoquera l'effondrement de notre civilisation aveugle et stupide... (allez sur www.manicore.com)

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Jdfcar | 17/09/2012 - 19H13

J'hallucine de voir que c'est un choix de la rédaction ! Qu'est-ce que vous en savez scientifiquement de la question de l'exploitation du gaz de schiste ?

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verdarié | 17/09/2012 - 18H59

La France n'est jamais autant imaginative que lorsqu'on la prive des moyens de son indépendance.Il faut lire l'histoire de France pour le comprendre.Et pleurer sur les gaz de schiste n'y changera rien.

Je propose une machine qui pourrait produire de l'énergie pour peut qu'on souhaite s'y intéresser.

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