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L'Usine de l'Energie

Gaz de schiste : 22 personnalités de l'industrie appellent à relancer le débat

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Publié le , mis à jour le 19/09/2012 À 17H20

Exclusif La communauté de l'industrie se mobilise pour relancer le débat autour des gaz de schiste. Patrons, salariés et directeurs d'écoles souhaitent que le président de la République lance une grande concertation nationale pour juger du potentiel français en la matière.

Gaz de schiste : 22 personnalités de l'industrie appellent à relancer le débat © liquidnight - Flickr - C.C.

Suite à la conférence environnementale, L’Usine Nouvelle publie un appel à la réouverture du débat sur les gaz de schiste. Vingt-deux personnalités du monde de l’industrie, des services, de la sphère syndicale et de l'enseignement supérieur, dont Laurence Parisot, Pierre Gattaz ou Jean-François Roubaud, ont décidé de sortir de leur réserve pour éviter que la France ne passe à côté de l'opportunité unique que représente cette ressource énergétique.

Ce qu’ils demandent ? Simplement que le président de la République François Hollande engage un grand débat national et public. Débat qui devra impliquer toutes les parties prenantes et qui pourrait se tenir dans le cadre de la commission nationale du débat public.

"Nous, les représentants de la communauté de l’industrie, de ses patrons, cadres, techniciens et salariés, souhaitons la réouverture du débat sur le potentiel de la France en matière de gaz de schiste.

Nous ne disons pas qu’il faut exploiter cette nouvelle ressource énergétique à tout prix mais que la France a :

- le devoir d’évaluer ses ressources potentielles

- une possibilité unique de développer des modes d’exploitation propre

- une opportunité de faire un choix éclairé par un vrai débat une fois les données françaises connues.

Nous demandons donc au président de la République d’engager un grand débat national et public sur les gaz de schiste qui impliquerait toutes les parties prenantes : les citoyens, les ONG, les industriels et les chercheurs. Il permettra de faire le point sur les risques et les opportunités que recèle cette ressource et notamment d’évaluer sereinement son impact sur l’environnement, l’emploi, l’investissement et la recherche.

Nous pensons que ce grand débat pourrait être à l’origine d’un grand effort de recherche et d’innovation qui permettrait à notre pays de poser l’un des premiers actes de son redressement productif."

Cet appel vous interpelle ? Vous êtes pour la réouverture du débat sur les gaz de schiste ou, au contraire, opposé à sa tenue ? Quel que soit votre avis, donnez-nous votre sentiment en laissant vos commentaires. Si vous souhaitez soutenir cette initiative, vous pouvez aussi nous laisser votre nom, prénom et fonction via le formulaire ci-dessous.

LES SIGNATAIRES DE L'APPEL

Laurence Parisot, présidente du Medef

Jean-François Dehecq, président d'honneur de Sanofi

Françoise Gri, présidente de Manpowergroup France

Jean-François Roubaud, président de la CGPME

Pierre Gattaz, président du Groupement des fédérations industrielles (GFI), de la Fieec et de Radiall

Philippe Gœbel, Président de l’Union des Industries Chimiques (UIC)

Jean-Pierre Clamadieu, PDG de Solvay

Bernard van Craeynest, président de la CFE-CGC

Julien Roitman, président d'Ingénieurs et scientifiques de France

Jérôme Frantz, président de la fédération de la mécanique et directeur général de Frantz électrolyse

Jean Ropers, président du Groupement des entreprises parapétrolières et paragazières (GEP)

Laurent Chabannes, président de l’Union des industries utilisatrices d'énergie (Uniden)

Jean-Claude Volot, président de Dedienne, ancien médiateur de la sous-traitance, président de l’Agence pour la création d’entreprise

Didier Lamouche, PDG de ST-Ericsson

Christel Bories, ex-PDG de Constellium

Gabriel Artero, président de la CFE-CGC Métallurgie

Bruno Grandjean, président du directoire de Redex

Bernard Cohen-Hadad, président de la commission financement des entreprises de la CGPME

Laurence Paganini, ex-directrice général des 3 Suisses

Jean-Noël de Galzain, PDG de Wallix

Alain Cadix,  directeur de l’École nationale supérieure de création industrielle

Alain Storck, président de l'Université de technologie de Compiègne

Réagir à cet article

20 commentaires

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19/09/2012 - 15h41 - mitakuye oyasin

vous avez tous raisons il faut relancer le vien être des gens, il faut protéger la nature, réduire nos consommations,se tourner vers de nouvelles énergies, celle du schiste n'est pas encore possible à mon sens, mais la véritable politique internationale devrait se pencher sur des energies non polluantes déjà découverte je pense à Tesla et l'énergie libre, et bien d'autres chercheurs qui ont fait les frais de leur vie de s'être mis en travers de ce Cartel de la puissance car pas lucrative à leur yeux.
alors arrêtons de nous mentir il y a des solutions propres !! que la terre est belle
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19/09/2012 - 15h37 - bruno62

Le principe de précaution a du être inventé par des personnalités soucieuses de ne pas prendre de décisions (idem pour les commissions !)
Ce faisant, la France prend du retard dans de nombreux domaines (OGM par exemple) et devient de plus en plus dépendante
Les grands pionniers , eux, ont su prendre des risques et on fait progresser l'humanité, même si tout n'est pas parfait, loin de là !
Bien évidemment, il faut débattre de ce problème, sans idéologie (obscurantisme) ni lobbying (mercantilisme), en abattant toutes les cartes, de façon complète et donc honnête
D'accord avec Alex54 sur la réduction en parallèle des déperditions énergétiques
Le progrès « propre », ça relève de l'angélisme et nous n'en sommes plus là !
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19/09/2012 - 14h40 - Thomas

Les communautés scientifiques et techniques débattent depuis longtemps déjà, les patrons n'étaient pas au courant ? la décision du gouvernement est sagement issue des conclusions de ces débats. Les technologies en place ne garantissent pas un niveau de sécurité suffisant. Les réserves sont souvent surévaluées.
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19/09/2012 - 13h03 - alex54

Il n'y a pas de débat possible sur cette technologie désastreuse sur les nappes phréatiques et sur le paysage. Investissons massivement dans l'isolation des maisons. L'énergie la plus propre est celle que l'on n'utilise pas. Si les Américains avaient une technologie propre, pensez-vous qu'ils polluraient leurs terres par plaisir...
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19/09/2012 - 12h54 - Jérôme

Ouvrir ce débat est incontournable. On peut débattre des ressources à allouer à la nécessaire transition énergétique. L’épuisement des énergies fossiles nous y conduira tôt ou tard. Mais à ce jour, nous avons encore besoin de cette source d’énergie … et de fonds pour financer la transition. Or, ne pas évaluer nos ressources, nous prive des éléments nécessaires à la prise de décision. Soyons intelligents, évaluons ce potentiel, si possible, exploitons ces ressources proprement et affectons une part des revenus à nos projets d’avenir. Jérôme Porfirio – DG de Drillstar Industries
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19/09/2012 - 12h41 - en colère

sans nul doute que ce bel aréopage de P-DG et autres "directeurs techniques" détourneront leurs regards de "puissants" devant la catastrophe qui s'annonce et tout çà pour défendre leurs intérêts particuliers.
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19/09/2012 - 12h07 - bac

Très bonne initiative. L’exploitation des gaz de schiste est nouvelle. Les procédés non polluants n’existent pas encore : à nous de les rechercher. Quelle opportunité et quels enjeux ! La décision prise à ce jour par F HOLLANDE est purement politique. Il y a pourtant un moyen pour lui d’affirmer sa position écologique tout en favorisant la recherche et envoyer un message fort aux citoyens : l’énergie fossile oui mais pas à n’importe quel prix.
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19/09/2012 - 11h26 - savoyard

Sur le plan intellectuel, le refus de l'etude scientifique et technique est du niveau de l'obscurantisme des anti GALILEE d'il y a 3 siècles Vive la recherche scientifique au dela des creations bobo intello et des la majorité est contre : cf la peine de mort avec mitterand
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19/09/2012 - 11h20 - antoine

Les US ont beaucoup investi sur ce sujet depuis 20 ans pour en faire un secteur rentable... à nous européens de poursuivre, notamment en R&D, pour rendre les techniques d''extraction acceptables d'un point de vue environnemental et donc acceptables socialement !!.
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19/09/2012 - 11h07 - yoplatchai

IL y a tant à faire pour réduire nos consommations énergétiques avant d'envisager de telle pratique ULTRAPOLLUANTE ! Nos modes de vie ne sont pas adaptés à nos ressources !
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19/09/2012 - 11h05 - francoiseugene

Cet appel est tout à fait raisonnable et dans la droite ligne de ce que le président de la république a promis durant sa campagne: qu'il consulterait les français sur chaque décision engageant l'avenir du pays; il doit tenir cette promesse.
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19/09/2012 - 10h59 - Marc

Je soutien cette initiative. ==> on fait le point sur les enjeux et les perspectives ==> on fait le point sur les risques réels en analysant/intégrant le retour d'expérience des incidents qui ont eu lieu (comme pour le nucléaire) ==> quand tous les feux sont verts on exploite... et on vend les licences pour les procédés d'exploitation Marc Directeur Technique
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19/09/2012 - 10h58 - beauf

Il est affligeant de voir quelques membres de la CE-CGC s'arroger les prérogatives de représenter cette organisation. représentent-ils les adhérents travaillant dans les ENR?
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19/09/2012 - 10h57 - verdarié

Avant de ré-ouvrir le débat sur le gaz de schiste, il conviendrait d'examiner les offres afin de pouvoir évaluer les systèmes et choisir en connaissance de cause. Depuis 2009 je propose un nouveau moteur,complètement écologique,qui pourrait mettre l'Europe à l'abri des spéculateurs. Mais pour ça il faudrait que quelqu'un (autre que des consultants) s'y intéresse.
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19/09/2012 - 10h55 - lagods

Il est nécessaire qu'un débat existe. Le résultat de pseudo conférence du récent Président ( uniquement faire plaisir à 2 ou 3% de son électorat) n'est pas un signe volontariste. Avant de dire non ( à l'heure actuelle les dangers ou avantages sont insuffisamment connus..), la FRANCE doit connaître les enjeux.
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19/09/2012 - 10h18 - DGRCG

Je pense indispensable , la réouverture du débat sur le potentiel de la France en matière de Gaz de Schiste. _Evaluation du potentiel énergétique _Recherche de nouveaux modes d'exploitation propre. _Evaluation des risques Les efforts de recherche et les innovations qui peuvent en découler, pourraient nous placer aux avants postes pour l'exploitation de cette nouvelle énergie à travers le monde.
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19/09/2012 - 10h16 - Gdb

Je souscris totalement à cet appel. La gravité de la crise économique nous impose un remforcement de notre compétitivité industrielle. L'énergie joue un rôle capital dans ce combat pour notre redressement productif. Notre indépendance énergétique est par ailleurs un objectif stratégique de premier plan
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19/09/2012 - 10h10 - jfschuhmacher

Bonjour, Je soutiens totalement cette initiative. Tous les points défendus me paraissent une évidence contre l'obscurantisme écologique, pour l'emploi en France, pour une diminution des coût énergétique (donc en faveur des plus démunis)... Jean Francois SCHUHMACHER PDG Société Métallurgique de Corbenay
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19/09/2012 - 10h03 - ldeck614

C'est une très bonne idée de discuter tous ensemble de ce projet. En l'espèce, nous devrons tous avoir, ou partager rapidement ensemble: - La motivation d'une grosse opportunité de business stable et assez facile à entretenir (si ce sont des français qui sont choisis, hors en la matière il n'y a plus rien d'automatique), - le besoin stratégique de renforcer l'indépendance énergétique de la France (vital, cependant il y a d'autres solutions, avec leurs avantages et inconvénients) - la volonté fondamentale de trouver un procédé propre et respectueux de l'environnement, donc des hommes. En vérité c'est bien le préalable inévitable de ce projet. Avec ces principes on peut discuter, j'en suis certain.
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19/09/2012 - 10h02 - rice

La grande majorité des français est CONTRE. Les pays où cela est autroisé sont archi-pollués. Que ces défenseurs des gaz de schiste prouvent l'inocuité des méthodes, ensuite on ouvrira le débat.
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