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Galileo mis sur orbite par le Parlement européen

23/04/2008
Cette fois-ci, c'est sûr ! Le système européen de radionavigation et de géolocalisation par satellite, né en 2000, est assuré de voir le jour. Aujourd'hui, le Parlement européen, réuni à Strasbourg, a donné le feu vert final au déploiement des 30 satellites de Galileo à l'horizon 2013. Par un vote quasi-unanime (607 voix pour, 36 contre, 8 absentions), les eurodéputés ont adopté les modalités d'exécution du programme, suite au compromis du 7 avril dernier entre les ministres des Transports des 27.

Après le forfait début 2007 du consortium privé (Euro-GNSS) quant à la concession du réseau, par crainte des coûts supplémentaires et d'un partage inégal des risques, Galileo a reçu en novembre 2007 la garantie d'un financement 100 % public, sur fonds communautaires. Le futur rival du GPS américain dispose désormais d'une base juridique avec des normes de sécurité et des règles de passation des marchés.

La Commission et l'Agence spatiale européenne devraient lancer « d'ici l'été » les appels d'offres à l'industrie, visant la signature des contrats « avant la fin de l'année », a précisé Jacques Barrot, le commissaire français aux Transports. Celui-ci a admis que « ce plan d'approvisionnement ne sera pas la chose la plus facile », en insistant sur l'importance de solliciter les PME européennes pour les contrats de sous-traitance.

Dotés d'une enveloppe globale de 3,4 milliards d'euros, les marchés seront divisés en six lots : satellites, lanceurs, logiciels, relais au sol, centres de contrôle et gestion de l'ensemble. Aucun groupe ne pourra se porter candidat pour plus de deux appels d'offres. Pour éviter les abus de position dominante ou pour échapper à une trop grande dépendance vis-à-vis d'un fournisseur, deux fournisseurs seront retenus pour un même élément. Cet émiettement industriel devra faire ses preuves.

Le Parlement européen a également obtenu un droit de regard sur la gestion du projet, via un organisme tripartite (Conseil, Commission et Parlement) baptisé Galileo Interinstitutional Panel, GIP.

Matthieu Maury


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