Dossier

EADS-BAE : genèse d'une fusion... avortée

Fusion EADS/BAE : Tom Enders rassure les salariés, les syndicats s'inquiètent

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Au lendemain de l'annonce de discussions entre le consortium européen et le groupe britannique à propos d'une éventuelle fusion, le président d'EADS a écrit à ses salariés.

Tom Enders a tenu à évoquer les bienfaits d'une potentielle fusion entre son groupe EADS et BAE Systems : "Ensemble, nous créerions un groupe d'envergure internationale dans l'aérospatiale, la défense, et la sécurité avec des centres de production et de technologie de premier plan, et un service d'excellence en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Chine", explique-t-il dans une lettre aux employés d'EADS du groupe dont l'AFP a obtenu une copie.

Tout en restant prudent dans ses écrits, Tom Enders a évoqué des "discussions non encore achevées", notant que "rien est encore certain".

"Le rapprochement (...) constituerait une bonne nouvelle tant pour les employés que pour les actionnaires, car le groupe ainsi constitué serait nettement plus fort face aux mouvements et exigences des marchés internationaux", ajoute-t-il dans cette lettre datée de mercredi.

"Les contraintes juridiques sont extrêmement strictes (...) (il faut donc) s'abstenir de toute spéculation sur le sujet", a tenu à préciser l'allemand qui a longtemps été à la tête d'Airbus avant de prendre la présidence d'EADS en 2012.

Inquiétude des syndicats britanniques

Un peu plus tôt dans la journée, les syndicats britanniques ont exprimé leur position vis-à-vis de l'éventuelle fusion entre BAE et EADS. La centrale Unite "demande une rencontre urgente avec BAE Systems, EADS et les ministres britanniques (du Commerce) Vince Cable et (de la Défense) Philip Hammond", indique un communiqué.

Les salariés ont été pris "totalement de court", selon Unite. "Notre première priorité sera de sauvegarder les emplois et les compétences", a déclaré Ian Waddell, un responsable du syndicat, cité dans le texte.

"Toute fusion aura besoin d'une approbation politique en Europe et aux Etats-Unis" et "des questions doivent être posées pour savoir depuis quand le gouvernement était au courant et ce qu'il compte faire pour sauvegarder les emplois", a-t-il ajouté.

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