Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a beau vouloir miser sur l'industrie pour préserver l'emploi, les plans de sauvegarde se suivent et se ressemblent dans les secteurs touchés de plein fouet par la crise économique.
C'est le cas pour le groupe AORF spécialisé dans les wagons de fret. En difficulté financière, il a été placé le 10 juillet en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce d'Orléans, a-t-on appris de source judiciaire.
Ce placement sous protection de la justice, qui ouvre une période d'observation de six mois, concerne les deux filiales de cette holding, aui emploient plus de 350 personnes : ABRF Industries (233 employés dont 80 intérimaires), basée à Châteaubriand (Loire-Atlantique) et SDH Ferroviaire (119 salariés dont 20 intérimaires), basée à Saint-Denis-de-l'Hôtel (Loiret).
Ces deux sociétés soeurs sont spécialisées dans la fabrication et la maintenance de wagons de fret. Concurrencées en France par les ateliers de la SNCF, elles travaillent principalement pour le marché allemand.
Durement frappées par la crise qui touche les secteurs ferroviaire et automobile, elles affichent un passif de 6,5 millions d'euros, selon les chiffres du tribunal.
Le principal actionnaire d'ABRF Industries, Jean-Luc Rémondeau, a récemment décliné une offre de rachat qui émanait du groupe russe Uralvagonzavod, selon plusieurs journaux.









