Frédéric Lefebvre défend la compétitivité de la France au Sénat
Par Barbara Leblanc - Publié le
Devant les sénateurs, le secrétaire d’Etat au commerce et aux PME assure que la France compte des entreprises qui gagnent, notamment grâce aux dispositifs mis en place dans l’innovation.
"Le quinquennat de Nicolas Sarkozy est une rafale d’échecs industriels". A l’attaque du sénateur Ronan Kerdraon visant le Rafale de Dassault, le secrétaire d’Etat estime qu’il faut "arrêter cette maladie française qui fait qu’on ne voit jamais les entreprises du pays qui gagnent à l’export".
"Peut-être serait il opportun de saluer les performances des très belles entreprises françaises, grands groupes ou PME, car nous sommes reconnus comme performants", estime-t-il. L’occasion pour Frédéric Lefebvre d’énumérer l’ensemble des dispositifs qui selon lui font la force de l’industrie en France. Crédit impôt recherche, "ce dispositif le plus avantageux de tous les pays de l’OCDE", selon lui, ou encore les investissements d’avenir. "Autant de dispositifs jamais mis en place depuis des décennies", d’après le secrétaire d’Etat.
Questionné sur une possible remise en cause des aides à l’innovation en ces temps de crise, il assure "qu’il n’en est pas question, car l’innovation c’est la clé de l’avenir".
Synergie
Sur la thématique de la TVA sociale, il réaffirme que le gouvernement cherche à trouver "le bon équilibre entre les problèmes de coûts et le fait qu’il ne faut pas affecter la croissance du pays". Il estime aussi que "les 35 heures pèsent sur l’économie" et qu’à l’inverse "les heures supplémentaires sont un dispositif gagnant gagnant : les entreprises et les salariés en ont tous besoin".
Le secrétaire d’Etat assure que c’est par ces mécanismes que l’on porte l’industrie de demain, que l’on porte les entreprises françaises. "La compétitivité de l’industrie passe par la mise en synergie des compétences et des filières à travers une politique de pôles de compétitivité et de grappes", souligne Frédéric Lefebvre.
Avantage compétitif
Face à plusieurs critiques des sénateurs de l’opposition, le secrétaire d’Etat les incite à aller sur le terrain à la rencontre des acteurs économiques et de leur poser une question "quel est le sujet sur lequel vous avez un avantage compétitif ?". Une remarque qui lui a valu quelques sifflets dans l’hémicycle.
Le secrétaire d’Etat estime que la plupart des acteurs économiques devraient alors répondre que "le coût de l’énergie est un véritable avantage pour eux, notamment grâce à une politique nucléaire forte". Une déclaration faite le jour même où le groupe nucléaire Areva présente son plan stratégique jusqu’en 2016.

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