Usine Nouvelle

S’inscrire à la newsletter
Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Frédéric Cuvillier veut "stabiliser le système avant de l’ouvrir à la concurrence"

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Le ministre des Transports a réagi, ce jeudi 31 janvier, devant quelques journalistes à l’annonce du quatrième paquet ferroviaire qui va libéraliser le rail européen.

Frédéric Cuvillier veut stabiliser le système avant de l’ouvrir à la concurrence © Pascal Bastien - L'Usine Nouvelle

"Le fameux 4ème paquet de monsieur [Sim] Kallas est enfin sur la table." C’est par cette semi-boutade que Frédéric Cuvillier, le ministre délégué auprès de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, en charge des Transports, a commencé son point presse jeudi 31 janvier. Bien entendu, il ne s’agit que d’un "texte de début de discussions […] Ce n’est que le commencement d’une longue procédure à un rythme que l’on peut qualifier d’européen". Le ministre regrette le grand nombre d’inconnues concernant le texte et le contexte, mais il se félicite des évolutions qu’a acceptées le commissaire européen aux Transports.

"Il y a quelques mois c’était une séparation figée", dit-il à propos de l’opérateur historique et du gestionnaire des infrastructures. Le lobbying de la Deutsche Bahn et de la SNCF, appuyées par leurs gouvernements respectifs, a porté ses fruits. Il n’est plus interdit d’avoir une structure intégrée avec une holding qui chapeaute les deux entités, comme cela existe aujourd’hui outre-Rhin. Et la réforme ferroviaire française peut avancer sans obstacle bruxellois, vers une organisation intégrée appelée PPU, comme Pôle public unifié, plus politiquement correct que le "terme de holding, qui n’est pas le mot auquel je tiens". Autre succès, selon Frédéric Cuvillier : la date de 2019 pour la libéralisation du ferroviaire. "Il n’y a pas d’anticipation de l’ouverture à la concurrence", contrairement à ce que souhaitaient la Commission et l’ancien gouvernement.

L’harmonisation sociale se fera au niveau national

S’il y a un sujet où Frédéric Cuvillier est réellement d’une prudence de Sioux, c’est le volet social. Il est totalement absent des propositions du commissaire estonien, ce qui ne manque pas de faire hurler les syndicats. Le ministre estime que "l’harmonisation doit intervenir dans le cadre social de la future réforme du ferroviaire au niveau national. En Europe, nous ne sommes pas majoritaires…"

Cette réforme du ferroviaire doit consacrer un gestionnaire d’infrastructures unifié (GIU), regroupant Réseau ferré de France, SNCF Infra et la Direction de la circulation ferroviaire "pour donner plus d’efficacité et mettre fin à la confusion". Ce GIU doit d’ailleurs se mettre en place très vite, au moins sur le terrain, avant que la réforme ne soit entérinée. "J’ai demandé aux présidents Pepy (SNCF) et Rapoport (RFF) d’anticiper l’organisation et de ne pas attendre la réforme pour être plus efficaces et moderniser le réseau." De toute manière, "il faut faire vite, car il faut préparer la libéralisation de 2019. Il faut stabiliser le système avant de l’ouvrir à la concurrence".

Olivier Cognasse

Réagir à cet article

Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus