imprimer

FRANK FREILER, UN AMÉRICAIN À LA TÊTE DE COLETICA

Le 23 juin 2005 par O. KETELS | L'Usine Nouvelle n° 2969

Le fabricant de matériaux et principes actifs pour la cosmétique, Coletica, vient de tomber dans l'escarcelle du chimiste américain Engelhard. Frank Freiler, chargé de valoriser la nouvelle activité « principes actifs » pilote désormais l'entreprise rhône-alpine pour la rapprocher de son alter ego américain Collaborative Labs, racheté par Engelhard il y a quelques mois. Un défi pour ce new yorkais de 50 ans qui n'avait jamais été plus loin que Miami durant sa carrière. « Mais je suis un américain de la première génération, nuance le dirigeant : je connais l'Europe par mes parents, originaires de Hongrie. »

Après un diplôme de chimie à l'Université de New York et une maîtrise en gestion d'affaires, ce passionné de guitare et de basket-ball découvre la formulation des shampooings et le marketing produit chez Revlon jusqu'en 1984. Hasard malheureux, Union Carbide le recrute comme responsable marketing... deux mois avant la catastrophe de Bhopal en Inde. Sans renier la chimie, il peaufine le marketing dans les filiales du groupe, chez Amerchol puis chez Baker Cummins, dans les produits dermatologiques. Au moment de l'acquisition d'Union Carbide par Dow Chemical, en 2001, ses responsabilités s'étendent au développement commercial, fonction qu'il occupera à son arrivée chez Egelhard en 2003.

« Le savoir faire des 127 salariés de Coletica nous a conquis », reconnaît le nouveau patron, citant des solutions telles que le cyto-vector, un composé facilitant la pénétration dans la peau des principes actifs. « Ces produits bénéficient d'une excellente réputation outre-Atlantique chez les grands de la cosmétique comme Estée Lauder ou Avon », précise-t-il. Des synergies se mettent déjà en place avec Collaborative Labs dans le support client et la production. Avec un but très simple : dépasser les 26 millions de chiffre d'affaires générés en 2004 et magnifier le projet franco-américain. « Exactement ce qui me fait vibrer, confie Frank Freiler, résoudre des problèmes ensemble par l'analyse et la créativité ».

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Rails gelés

Les réseaux de transport résistent à la vague de froid

Route, rail, canaux : les gestionnaires des différents réseaux de transports...

Centrale nucléaire de Nogent

Les réacteurs nucléaires doivent fonctionner au-delà de 40 ans pour l'Etat

Pas de pré-retraites pour les centrales nucléaires !...

Rafale, bourget 2011

Après l'Inde, le Rafale donné grand favori au Brésil

Le choix de l'Inde en faveur du Rafale aurait influencé les autorités...

A380 - Airbus

Les fissures de l’A380 pourraient coûter 100 millions à Airbus

[ACTUALISE] - La filiale d'EADS affirme qu'une solution technique sera...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter