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François Roussely, président de Crédit Suisse France: penser l'avenir du nucléaire

Pascal Gateaud ,

Publié le

C'est l'exemple du grand commis de l'Etat adoubé par le secteur privé. En 2004, après six ans passés à la tête d'EdF, François Roussely, démissionné par Jean-Pierre Raffarin, doit laisser sa place à Pierre Gadonneix. L'ancien Premier ministre est parvenu à vaincre les résistances de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, dont Roussely avait su gagner la confiance. Après une courte traversée du désert, cet homme de réseaux rebondit dans la banque. Un pantouflage confortable pour ce haut fonctionnaire classé à gauche, qui avait fait jusque-là l'essentiel de sa carrière dans l'administration et les cabinets ministériels (Gaston Defferre puis Pierre Joxe à l'Intérieur, Alain Richard à la Défense). Mais il était écrit qu'il n'en avait pas fini avec l'énergie...

Austère, habile et prudent - il a dirigé la Police nationale -, François Roussely doit savourer avec ironie ce qui apparaît pour lui comme une revanche. Début décembre, Nicolas Sarkozy l'a chargé de conduire « une étude approfondie sur l'avenir de l'énergie nucléaire civile ». Entouré d'un groupe de travail composé d'experts de haut niveau, il doit rendre son rapport fin avril. Mais, à n'en pas douter, François Roussely livrera un audit qui s'appuiera sur son expérience et sur sa très bonne connaissance du secteur. Cet audit est d'autant plus attendu que la filière nucléaire française a enregistré, fin décembre, un désastre à Abu Dhabi, laissant échapper un contrat de 20 milliards de dollars au profit du coréen Kepco.

Réputé proche du nouveau patron d'EdF, Henri Proglio, qui refusa de lui succéder en 2004, François Roussely s'était opposé, en vain, à la naissance d'Areva, née du rapprochement, orchestré par Anne Lauvergeon, de Cogema, Framatome et CEA Industrie. Saura-t-il poser les bases d'une redistribution des cartes qui mettra fin à la guéguerre entre EdF et Areva pour le leadership de la filière nucléaire française ? En 1998, Roussely, nommé par Lionel Jospin, avait cumulé les casquettes de président et de directeur général d'EdF, après que l'Etat actionnaire avait décidé de sanctionner Edmond Alphandéry et Pierre Daurès, dont les bisbilles mettaient en danger non seulement l'électricien, mais aussi la stratégie de la filière nucléaire tricolore...

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