François Hollande visite Brive Tonneliers et inaugure Polytech

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Le Chef de l'Etat a inauguré l'unité de blocs-portes à Eyrein (Corrèze) et visité le fabricant de cuves à Brive-la-Gaillarde.

Le Président de la République François Hollande a rendu visite vendredi 14 septembre après-midi à deux entreprises corréziennes de la filière bois. Il s'est tout d'abord rendu à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) à la Foudrerie François, filiale de Brive Tonneliers, qui ouvrira ses portes ce week-end à l'occasion des Journées du Patrimoine.

Dix ans après son ouverture, l'entreprise dirigée par Laurent Lacroix a renouvelé l'art de la foudrerie en lançant récemment deux contenants de prestige, une cuve en forme d'œuf dénommée O'Wine et une autre de forme cubique Rubicuve. En dix ans, la Foudrerie François est devenue le leader mondial de la fabrication de cuves et foudres en bois sur mesure, pour la fermentation et l’élevage des vins de prestige. Elle compte 12 salariés pour un chiffre d'affaires de 1,8 million d'euros en 2011.

Le Groupe François frères emploie 700 salariés pour un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros.

François Hollande a ensuite inauguré l'entreprise Polytech qui conçoit et fabrique des blocs-portes techniques en bois sur la zone d'activités de La Montane à Eyrein près de Tulle (Corrèze). Mise en service en mars après un investissement de 15 millions d'euros, cette unité de 12 000 mètres carrés implantée sur une emprise de 32 000 mètres carrés emploie 45 salariés en CDI.

La société a été créée par trois associés de la région Gilles Luc, l'actuel Président, Pierre Peyramaure, directeur industriel, et Fabrice Pigeroulet, directeur technique.

"A nous trois nous cumulons 40 ans d'expérience dans la fabrication de blocs-portes techniques et nous sommes en mesure d'apporter une expertise pointue, assure Gilles Luc. Nous fabriquons des blocs-portes en bois et dérivés sur-mesure pour la construction ou la réhabilitation de logements collectifs et d'établissements recevant du public comme les hôtels, restaurants et magasins. Nous concevons également des pièces pour des marchés de niche tel que le secteur hospitalier comme cette porte bactéricide contre les maladies nosocomiales."

L'entreprise a déposé quatre brevets auprès de l'INPI, notamment pour la conception de machines à commandes numériques. Le PDG espère atteindre un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros pour le premier exercice. Il a prévu de doubler l'effectif en 2013 pour assurer une production en 2x8.

Cette inauguration a fait grincer des dents la société Blocfer implantée Argentat, non loin de là. Cette filiale du groupe français Deya basé à La Crèche (Deux-Sèvres) fabrique elle aussi des blocs-portes techniques en bois depuis 35 ans et emploie 180 salariés sur son site corrézien.

Dans un communiqué du 13 septembre 2012, la direction "s’étonne que le Président de la République prenne part à l’inauguration de la société Polytech, compte tenu du litige grave qui oppose actuellement les deux sociétés et des procédures judiciaires toujours en cours". Président de Deya, Patrick Prévost a adressé un courrier à François Hollande le 10 septembre dernier pour lui faire part "de son inquiétude et de celle de ses collaborateurs" et lui demander de "surseoir à cette visite". Ce courrier fait suite à trois lettres adressées entre 2009 et 2011 alors que François Hollande présidait le Conseil général de la Corrèze.

Dans ce dernier courrier, il lui signale que "les sociétés Blocfer et Polytech sont réciproquement engagées dans des actions judiciaires, notamment au titre d’actes de détournement et de concurrence déloyale, à l’encontre de la société Polytech". Il rappelle que le dirigeant de Polytech est l’ancien directeur Financier de Blocfer :"Ces actions devant plusieurs juridictions portent notamment sur le détournement du savoir-faire, des bases commerciales et financières, ainsi que le débauchage massif de collaborateurs de la société Blocfer. Nous avons ainsi engagé une action au fond devant le tribunal de commerce de Meaux le 12 mars 2012 et nous attendons une première décision au mois d’octobre... Aussi, tant que la justice n’aura pas fait toute la lumière sur cette affaire, nous vous serions reconnaissants de préserver toute la neutralité souhaitée et de surseoir à votre visite".

La requête est restée lettre morte.

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