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François Hollande veut engager un rapport de force avec les industriels

Par Arnaud Dumas - Publié le
François Hollande
© D.R.- François Hollande

A l’occasion de son déplacement à Gandrange (Moselle) le 17 janvier, François Hollande a esquissé sa vision de la sidérurgie et de l’industrie.

La visite devient rituelle pour les hommes et les femmes politiques français et François Hollande n’y a pas dérogé. Le candidat socialiste s’est rendu à Gandrange, le mardi 17 janvier, pour rencontrer les représentants des salariés d’ArcelorMittal. Ils se sont retrouvés à la mairie de la ville mosellane pendant une bonne demi-heure, puis François Hollande s’est exprimé devant la presse et quelques habitants de Gandrange, dans la salle polyvalente Daniel Balavoine. L’occasion pour lui de dessiner, en filigrane, son idée d’une politique industrielle.

"L’avenir, c’est savoir ce que nous voulons faire de la sidérurgie française, qui est composée de sites de haute technologie qui ne demandent qu’à être valorisés, a-t-il déclaré. A cet égard, des investissements doivent être faits et l’Etat doit montrer qu’il est capable de les accompagner." Quelques heures plus tôt, sur le site d’Akers à Thionville, où un investissement de 7 millions d’euros vient d’être réalisé, Martine Aubry avait justement souligné l’importance de la sidérurgie pour toute la filière industrielle française.

François Hollande énumère toutefois une série de conditions pour que l’Etat puisse s’engager vis-à-vis des industriels. Telles que la capacité des actionnaires à s’engager sur des périodes longues et de ne pas demander des taux de rentabilité qui menacent la pérennité d’un site. "Une politique industrielle suppose un rapport de force entre l’Etat et les industriels, dit-il en pensant à ArcelorMittal. Il ne s’agit pas d’un conflit, mais d’un contrat à passer."

En 2008, Nicolas Sarkozy avait déjà fait la promesse de préserver l’emploi à Gandrange. Promesses qui n’ont pu être tenues face à la détermination des dirigeants d’ArcelorMittal. Pour bien se démarquer de son concurrent, François Hollande a préféré mettre de côté les promesses. "Je ne suis pas venu ici pour dire que tout sera possible, a-t-il déclaré. Mais pour dire que tout sera engagé."

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