A l’occasion de sa rencontre avec l'opposante birmane Aung San Suu Kyi le 26 juin, le président français a assuré que le groupe pétrolier respectait les normes en matière d’environnement et de travail en Birmanie.
"Aujourd'hui, il y a de la part de cette entreprise des pratiques qui ont changé et qui sont respectueuses d'abord des droits de l'Homme et qui doivent aussi respecter aussi les normes environnementales et les normes sociales, a expliqué François Hollande. Mme Aung San Suu Kyi a eu des rencontres avec les dirigeants de Total et nous-mêmes, à chaque fois que nous avons à poser des principes, nous veillons à ce qu'ils soient respectés, ça vaut pour toutes les entreprises et notamment Total et c'est le cas aujourd'hui en Birmanie".
De son côté, l’opposante birmane a assuré vouloir regarder vers l’avenir. "Total a fait des efforts pour accorder des compensations suffisantes à ceux qui ont été déplacés par le gazoduc et essaie de faire ce qu'il peut pour ses employés".
Le groupe français est présent en Birmanie depuis 1992 sur le champ gazier de Yadana. C’est lui qui alimente notamment des centrales électriques en Thaïlande.
Mais la présence du groupe est très critiquée depuis plusieurs années notamment par des ONG de défense des droits de l’homme. Elles reprochaient à Total d'enrichir la junte au pouvoir jusqu'en 2011.
Total a cependant toujours défendu sa présence en Birmanie, affirmant qu'elle contribuait au développement économique et social du pays et que s'en retirer ne ferait pas avancer la cause des droits de l'Homme et de la démocratie.









