VIDéO Le président de la République s’est exprimé sur TF1, dimanche 9 septembre.
"La présidence de combat a commencé", a salué Arnaud Montebourg à l’issue de l’intervention télévisée de François Hollande, saluant ainsi sa performance.
Dimanche soir, alors que sa côte de popularité a chuté à un niveau plus faible que tous ses prédécesseurs, le président a déroulé le programme des prochains mois. Il a promis d'assumer "toute la responsabilité" de l'exécutif, de "fixer le cap" mais aussi le "rythme et les étapes" de "l'agenda du redressement" de la France qu'il promet de boucler en "deux ans".
Et quant aux critiques au sujet de sa présidence normale, il a assuré vouloir passer à la vitesse supérieure. "Vous me dites: il faut accélérer. J'accélère".
Il a également expliqué qu’il voulait "inverser la courbe du chômage" en "un an". "J'accélère" sur l'emploi et "il y a d'ores et déjà une bataille qui est engagée" notamment avec les emplois d'avenir, les contrats de génération "mais je pense qu'il faut faire encore davantage (...) parce que les emplois, ce ne sont pas simplement des emplois aidés, des emplois soutenus, ça doit être des emplois créés par l'activité économique", a-t-il justifié.
20 milliards d'impôt en plus en 2013
Le président de la République a annoncé une nouvelle hausse de 20 milliards d'euros des impôts l'an prochain, la moitié pour les ménages et la moitié pour les entreprises, une augmentation fiscale sans précédent depuis au moins 30 ans."On va demander 10 milliards d'euros aux ménages, aux plus favorisés notamment".
Il a notamment décidé de maintenir l'an prochain une hausse d'impôts quasi-généralisée pour les ménages via un gel du barème de l'impôt sur le revenu malgré l'inflation, décidée par la précédente majorité et qu'il avait dit vouloir supprimer pendant la campagne présidentielle.
Cette hausse d'impôt, "c'est l'effort pour tous", a-t-il affirmé. "Pour les deux première tranches, il y aurait un système de décote", ce qui évite aux ménages non-imposables de le devenir uniquement en raison du gel du barème alors que leurs revenus n'augmentent pas.
Toujours pour les ménages, mais uniquement les plus aisés, une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu sera instaurée, au taux marginal de 45%, pour la part des revenus dépassant 150 000 euros annuels par part. Pour les très gros revenus, il a confirmé la création d'une contribution exceptionnelle de 75% sur la part de revenus dépassant 1 million d'euros annuels.
Les critiques de la gauche de la gauche
Si dans le camp du président, on salue "un président mobilisé et mobilisateur", "à la hauteur" de ses "responsabilités historiques", selon Martine Aubry, la droite raille. : "En 100 jours, les socialistes ont fait un agenda", ont dit certains, c'est un président qui "n'a pas pris la mesure de la situation", ont affirmé les autres.
Et la gauche de la gauche n’a pas épargné François Hollande. François Hollande a "oublié complètement le changement social", a fustigé le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. PSA Aulnay, "ce n'est pas fini" !, a renchéri la députée PCF de Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet.
"Pas de changement de cap dans la marche forcée à l'austérité (...). Le cap de la saignée est donc maintenu", a dénoncé Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche.









