François Hollande ouvrira le sommet par une discussion sur la démocratie sociale

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Françios Hollande - 25/04/2012
© Benjamin Geminel - PS

François Hollande, avant d'inaugurer la conférence sociale des 9 et 10 juillet, recevra pendant deux heures les partenaires sociaux pour parler de la démocratie sociale. De quoi satisfaire la CGT, qui présentait, jeudi 5 juillet 2012, ses propositions pour ce rendez-vous au palais d'Iéna.

Aux sept tables rondes thématiques prévues à la conférence sociale qui se tiendra les 9 et 10 juillet au palais d'Iéna, s'ajoute une rencontre au sommet entre le président de la République et les partenaires sociaux. Avant son discours inaugural en séance plénière, à 11 heures, au cours duquel il donnera sa vision de l'état du pays et ce qu'il attend des débats, François Hollande rencontrera les cinq organisations syndicales et les trois organisations patronales représentatives. Une rencontre qui se fera en présence aussi du premier ministre Jean-Marc Ayrault et des sept ministres "animant" les tables rondes.

Au menu : la démocratie sociale, avec, en vrac, la loi Larcher et son obligation d'organiser une concertation avant tout projet de loi concernant le travail ou l'emploi, la proposition de campagne de François Hollande de "constitutionnaliser" le dialogue social, les discussions sur le rôle des institutions représentatives du personnel... Des sujets transverses, qu'il était difficile d'aborder dans une table ronde thématique, et qui ne concernent que les organisations représentatives – alors que d'autres seront présentes dans les tables rondes.

Droits nouveaux

De quoi satisfaire la CGT, qui présentait ce jeudi matin ses attentes pour la conférence sociale. Au premier rang desquelles, a bien insisté Bernard Thibault, secrétaire général, "la reconnaissance de droits nouveaux en faveur des salariés pour intervenir dans les entreprises". Qu'il s'agisse de pouvoirs accrus pour les comités d'entreprise, ou de la présence de salariés dans les conseils d'administration, Bernard Thibault préconise d'élargir les prérogatives des salariés, afin de tenir compte de leurs propositions avant toute décision stratégique. Il espère aussi que les représentants des salariés seront reçus et écoutés par les 22 commissaires au redressement productif récemment nommés par Arnaud Montebourg.

Histoire de bien montrer que les affres de la succession de Bernard Thibault ne paralysent pas l'action de la confédération, des fiches de propositions ont été rédigées pour chaque table ronde. "Les revendications patronales ont été satisfaites pendant de nombreuses années, il serait temps que ce soient les revendications syndicales", a conclu Bernard Thibault, encore très magnanime avec ce gouvernement. Jusqu'à quand ?

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