Le président de la République a énuméré les priorités qui, pour lui, doivent guider le projet de fusion : l'emploi, la stratégie industrielle, les enjeux de défense et les intérêts des Etats français et allemand.
Le président français et la chancelière allemande, qui se sont rencontrés à Ludwigsburg, en Allemagne, pour célébrer 50 ans d'amitié franco-allemande, ont débattu de ce dossier que les entreprises espèrent voir aboutir prochainement.
"Nous sommes convenus d'examiner de façon très soigneuse les tenants et aboutissants de ce projet en concertation avec les entreprises", a déclaré Angela Merkel lors d'une conférence de presse conjointe.
"Aucune décision n'a été prise aujourd'hui, ce n'était d'ailleurs pas prévu", a-t-elle ajouté. "Allemagne et France vont rester en contact étroit sur ce dossier."
François Hollande a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'une "volonté d'entreprise". "Nous sommes décidés à être en concertation étroite, la France et l'Allemagne, parce que nous considérons que c'est un enjeu qui concerne l'Europe mais aussi nos deux pays, compte tenu de ce qui existe au capital de cette entreprise", a-t-il dit.
Prié de dire quelles étaient les conditions posées par les deux pays, il a répondu : "Vous pouvez les imaginer, donc je n'ai pas besoin ici de les développer. C'est l'emploi, la stratégie industrielle, les activités de défense, les intérêts de nos Etats respectifs. C'est là-dessus que nous sommes en discussion avec l'entreprise qui a fait ce projet."
(avec Reuters, par Elizabeth Pineau)









