François Fillon promeut l'industrie française au Japon11/04/2008
En visite officielle de deux jours au Japon, le Premier ministre a charge de rééquilibrer les relations commerciales avec l'archipel. Mission partiellement remplie avec la signature d'une déclaration économique sur Airbus.
En visite durant deux jours au Japon, à l'occasion du 150ème anniversaire des relations diplomatiques franco-nippones, le Premier ministre François Fillon s'emploie à normaliser, du moins dynamiser, le partenariat commercial entre l'archipel et la France, seulement 16ème fournisseur du Japon avec 2 % de part de marché. Premier geste à portée symbolique, le Premier ministre français et son homologue japonais Yasuo Fukuda ont adopté une déclaration économique commune pour étendre la présence d'Airbus sur le marché japonais. Une déclaration « qui comporte les attentes d'Airbus sur le marché japonais », selon les termes du communiqué. Un marché aujourd'hui largement dominé par son concurrent Boeing. Si les deux avionneurs se partagent quasiment à parité le marché de l'aviation civile mondial, la part de l'européen sur l'archipel ne représente que 4 % ! L'Europe et la France souhaiteraient bien évidemment rétablir l'équilibre et la présence de Louis Gallois, le P-DG d'EADS, aux côtés de François Fillon devrait y aider. D'autant plus que le report sine die des livraisons du 787 par Boeing aux compagnies aériennes japonaise ANA et AJA crée un contexte favorable à ce type de discussions. Optimiste, Louis Gallois a déclaré qu'il espérait vendre des gros-porteurs A380 et des long-courriers A350 aux compagnies nippones en 2008 et 2009 dans le cadre de leur renouvellement de flottes. Le Président d'EADS a aussi vanté la filiale Eurocopter et les hélicoptères NH90, susceptibles d'intéresser l'archipel pour le transport de ses troupes militaires. Contrats pour le nucléaire et l'espace Outre Louis Gallois, le Premier ministre est venu accompagné de plusieurs grands patrons français dont Jean-Yves Le Gall. Le P-DG d'Arianespace est lui venu pour signer un contrat pour le lancement d'un satellite japonais de la société B-Sat pour un montant de 60 millions d'euros. Ce sera le septième satellite de B-Sat lancé par Arianespace a précisé Jean-Yves Le Gall. Dans un autre registre, Paris et Tokyo ont adopté une déclaration portant sur la volonté d'intensifier leur coopération sur le nucléaire civil. La veille, Anne Lauvergeon, P-DG d'Areva, avait signé un contrat de plus de 2 milliards d'euros avec des électriciens japonais. Demain samedi, François Fillon visitera d'ailleurs un site de retraitement de déchets nucléaires, mis en œuvre par Areva et Japan Nuclear Fuel dans le nord de l'archipel, et à cette occasion devrait faire un discours sur le nucléaire. Enfin, une centaine "d'initiatives France-Japon" mettant notamment en relation les pôles de compétitivité français et japonais a été lancée. Autant d'initiatives qui devraient, selon les vœux du Premier ministre, sortir le Japon de son « tête à tête commercial avec les Etats-Unis ». F.F. avec Reuters A lire aussi : Areva, 2 milliards d'euros de contrats au japon 10/04/2008 Areva et MHI partenaires dans le combustible nucléaire 11/04/2008 |
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