François Fillon croit encore en l'avenir du Rafale
Par Barbara Leblanc - Publié le
Le Premier ministre en visite sur la base militaire de Saint-Dizier le 12 décembre assure que la France ne renoncera pas à l’appareil produit par Dassault.
François Fillon éclaire la position de l’Etat. Quelques jours après les déclarations du ministre de la Défense Gérard Longuet, François Fillon assure que la France ne compte en aucun cas renoncer au Rafale et arrêter à terme sa chaîne de production si l’avion n’était pas vendu.
"Notre volonté, c'est développer ces savoir-faire et ces compétences avec des partenaires stratégiques qui partagent avec la France une ambition pour leur outil de défense", précise François Fillon. Il assure que le gouvernement poursuit ses efforts notamment avec le Brésil, les Emirats arabes unis et l’Inde, trois pays dans lesquels l’appareil de Dassault est en lice pour des contrats.
Cette mise au point tranche avec la position du ministre de la Défense, qui la semaine dernière estimait que si Dassault ne vendait pas son appareil à l’étranger, la chaîne serait arrêtée et les appareils naturellement entretenus.
"Je voudrais dire que si notre pays a ainsi pu répondre à l'urgence d'une situation qui se dégradait, si la France a pu prendre l'initiative à la tête d'une coalition naissante, si l'armée de l'air française a pu maintenir un niveau d'attaque proportionnel à ses objectifs politiques, c'est grâce à ses moyens performants et polyvalents et je veux naturellement citer le Mirage 2000 et le Rafale", assure le Premier ministre.
Il prend appui sur les capacités du Rafale en Libye pour assurer que l’appareil est un succès. Le Premier ministre était en effet à la base aérienne de Saint Dizier pour décorer des pilotes de Rafale intervenus dans le conflit libyen. "La France ne veut pas exporter le Rafale comme on exporte une simple machine, souligne François Fillon. Elle veut des partenariats à long terme pour porter avec les pays intéressés une ambition technologique, une ambition industrielle et une ambition stratégique".
L’appareil conçu par Dassault n’arrive pas à se vendre à l’étranger et a encore rencontré un nouvel échec en Suisse en décembre.
cette intervention du chef du gouvernement intervient le jour même où le PDG de Dassault défend son groupe dans les pages du Figaro dont il est propriétaire. Charles Edelstenne estime que Dassault Aviation ne "vit pas aux crochets de l'Etat et que le Rafale garde toutes ses chances à l'exportation".

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