François Fillon a joué la carte du transfert technologique pour séduire le Brésil
Par Astrid Gouzik - Publié le
Le Premier ministre français était en déplacement au Brésil du 14 au 17 décembre, accompagné d’Eric Besson et de divers chefs d’entreprise.
"Renforcer le partenariat stratégique mené avec le Brésil". C’est en substance ce que se s'est attelée à faire la délégation française à Sao Paulo, Brasilia et Rio de Janeiro.
Le partenariat scellé en 2008 par les présidents Lula et Sarkozy concernant la défense a donc été conforté. En effet, lors de leur conférence de presse conjointe le 15 décembre, François Fillon et Dilma Roussef ont annoncé vouloir développer leur coopération dans les domaines de l'aéronautique, du spatial et du transport à grande vitesse.
Le transfert de technologie, argument de choc
"Nous sommes convenus de l’accélérer et de le densifier encore autour de projets très concrets dans le domaine économique, dans le domaine scientifique et technologique", a expliqué alors François Fillon. Loin de simples relation de vendeur à consommateur, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’ériger de véritables partenariats industriels qui "impliquent notamment des transferts de technologie et une véritable volonté de produire et de concevoir ensemble".
Et d’évoquer aussitôt "les grands programmes brésiliens dans le domaine du renforcement des capacités navales comme des capacités aériennes de l’armée". Une référence à peine masquée au contrat de 36 avions de combat qu’espère décrocher la France avec son Rafale. C’est aussi la raison pour laquelle François Fillon a martelé tout au long de sa visite le refrain du "transfert de technologie", son atout maître ! Mais sur le dossier Rafale, Dilma Roussef est restée silencieuse.
Le téléphérique Complexo do Alemao, la preuve par l’exemple
Deux jours plus tard, François Fillon a visité le téléphérique de la favela Complexo do Alemao construit par l'entreprise française, Pomagalski.
Située au nord de Rio de Janeiro, il s’agit de l’un des quartiers principal de la ville. L’enjeu pour l’entreprise française était donc de proposer une "solution urbaine innovante".
Le système téléphérique permet de désenclaver la favela, située sur diverses collines et quasiment dénuée de rues. Mis en service en août dernier, il couvre 3,5 km et draine un flux de 10 000 à 12 000 passagers quotidiens.

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