François Bayrou au secours des PME
Par Patrice Desmedt - Publié le
La plupart des mesures proposées par le candidat du Modem reposent sur les PME, considérées comme porteuses d’innovation et de création d’emplois. François Bayrou insiste aussi sur l’indispensable retour progressif à l’équilibre budgétaire.
Mise en place d’un crédit impôt innovation, coup de pouce aux business angels, aide à la création de structures d’investissement en direction des PME, cogestion. François Bayrou a précisé, ce 1er février depuis son QG de Campagne, rue de l’Université dans le 7e arrondissement de Paris, ses vingt mesures pour concrétiser ses deux premiers objectifs, "remettre en ordre les finances de la France" et "reconstruire la France qui produit". Le dernier point du triptyque, concernant l’éducation, sera détaillé le 4 février.
Un point de plus de TVA contre le déficit
Abandonnant le discours purement incantatoire du "Produire en France", le candidat du Modem à l’élection présidentielle a présenté des mesures concrètes et chiffrées. Dans le deuxième chapitre, les PME sont à l’honneur, le candidat rappelant que la quasi-totalité des emplois créés le sont par les PME. S’il prévoit une augmentation d’un point de la TVA pour lutter contre le déficit, "ce qui sera supportable et absorbable", François Bayrou a rappelé qu’il était contre la TVA sociale associée à une baisse des charges patronales, pour cause d’inefficacité. "Je suis certain que cela ne changera rien au coût du travail. Au final, l’avantage serait de quelques pouièmes de pour-cent" a-t-il précisé, après un rapide calcul.
Quant à la remise en cause des 35 heures, abordée par le candidat de manière implicite, elle semble être validée. Mais elle pourrait être atténuée par la mise en place d’accords cadres négociés par branche, destinés à éviter les abus "et les éventuelles pressions".
Gel des dépenses publiques
Finalement, le plus grand pari de François Bayrou consiste au gel des dépenses publiques, collectivités locales comprise, dont il fait l’un de ses axes forts. Mais il n’entre pas dans le détail des mesures propres à réduire de fait les dépenses du montant de l’inflation (de l’ordre de 2,5 % par an), en particulier pour ce qui ne dépend pas directement de l’État.
- Création d’un commissariat nationale aux stratégies
- Incitation à la création de structures d’investissement en direction des PME
- Création d’une banque d’économie mixte de soutien aux PME
- Création d’un livre d’épargne industrie
- Négociation nationale entre partenaires sociaux
- Entrée avec droit de vote des employés dans les conseils d’administration des entreprises de plus de 500 salariés
- Extension du rôle du comité d’entreprise aux négociations sur les conditions de travail et des rémunérations
- Réalisation d’accords cadres fixant, pour chaque branche, le cahier des charges des négociations concernant le temps de travail
- Création d’un crédit d’impôt innovation
- Accorder aux business angels, qui soutiennent les créations d’entreprises, les mêmes avantages fiscaux qu’aux fonds d’investissements.
- Création d’un label "fabriqué en France"
- Développer l’image de marque du "produit en France" Exonération de charges pour l’embauche en CDI d’un jeune ou d’un chômeur
1 réaction
gl | 01/02/2012 - 16H35
concernant le sujet, le soutien aux PME est pertinent mais les charges restent un problème.

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