France: l'urgence d'une structuration
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Laminés par les baisses de production et le déstockage des constructeurs, les équipementiers français ont accusé, à 20 milliards d'euros, une baisse de 11,7 % de leur chiffre d'affaires France en 2008, et de 36,7 % au premier semestre 2009, selon le bilan établi par la Fiev avant le salon Equip'Auto.
Trop fragmentés, trop peu innovants et peu soutenus par les constructeurs, ils ne pourront pas tous résister au recul chronique de la production des sites français de Renault et PSA. Bernard Brasey, le directeur stratégie industrielle et risques fournisseurs à la direction des achats de PSA, le reconnaît : « Avec une baisse d'activité de 30 à 40 %, les équipementiers brûlent, en trois mois, le cash qu'ils accumulent en un an. Difficile de survivre dans ces conditions. »
Fortes de ce constat, des initiatives récentes comme le FMEA (Fonds de modernisation des équipementiers automobiles) ou la plate-forme de concertation montrent tout leur intérêt. L'objectif est de révolutionner la filière automobile en faisant émerger, à force de restructurations ou de concentrations, des « champions » sur lesquels les constructeurs pourront s'appuyer en France comme à l'étranger. En attendant, hormis Michelin et Faurecia, les 300 équipementiers français affichent globalement une taille trop petite (inférieure à 800 millions d'euros) et des taux de croissance trop faibles pour apparaître dans le classement de Roland Berger.

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