Le président d'Unilever France propose de contribuer au projet de reprise d'une partie des salariés de la société, mais soutient qu'il ne peut pas être mis en place en l'état.
Ce projet "contient toujours des dispositions qui ne (lui) permettent pas d'être viable", a-t-il ajouté, notamment parce qu'il exige du groupe Unilever de céder la marque Elephant et compte sur des volumes de sous-traitances pour fonctionner.
"Pour nous, le débat est clos", a-t-il en outre affirmé, ajoutant que "la date limite c'est qu'en septembre nous devons rendre en l'état le site à son propriétaire". Locataire des lieux, Unilever France a dénoncé le bail qui doit prendre fin en septembre.
Le site de Gémenos (Bouches-du-Rhône) est actuellement occupé par une partie des salariés.
Présentée par courrier au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, cette offre inclut la revente des machines d'une valeur de 7 millions d'euros pour un montant symbolique de un euro à la Communauté urbaine de Marseille (CUM).
Elle comprend également une proposition de "transaction sur la base en moyenne d'un montant de 65 000 euros par salarié", à multiplier par "les 78 salariés sur les 103" qui "seraient prêts à s'engager dans le projet" de reprise, sur le modèle d'une coopérative, a précisé Bruno Witvoët mercredi lors d'une conférence de presse à Paris.
"Cela fait 5 millions d'euros" de plus, permettant d'atteindre les 12 millions d'euros annoncés, a détaillé M. Witvoët.
Le président d'Unilever France, dont Fralib est une filiale à 100 %, a toutefois déclaré que le projet de reprise des salariés n'était pas viable économiquement.
Selon lui, l'offre "la plus crédible" est celle formulée par le producteur de chips local Sibell, dont le patron a fait une "offre d'achat sur le site de l'ordre de 5,3 millions d'euros", a-t-il affirmé.
Le 20 avril, le tribunal de grande instance de Marseille a validé le troisième plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) mis en place pour accompagner la fermeture de l'usine, la seule en France à produire les thés et infusions de la marque Elephant.
La justice avait invalidé les deux premiers PSE. La CGT a fait appel de la décision concernant le 3e.











