Le fabricant de La Rochelle compte développer sa présence dans les pays émergents d’ici 2013, notamment en Chine, Malaisie et Turquie. Il va également investir 8 millions d’euros dans son outil industriel pour augmenter la productivité et renouveler ses modèles.
Le leader mondial des catamarans repart à l’abordage. Après deux années difficiles liées à la crise, Fountaine-Pajot a décidé de sortir ses armes. Le groupe, basé à La Rochelle, va renforcer son implantation commerciale dans les pays émergents à forte croissance. Il cible prioritairement la Chine, la Malaisie, la Thaïlande et la Turquie.
15 nouveaux concessionnaires devraient être recrutés dans ces zones d’ici 2013, sur les 25 dits « actifs » que compte déjà le chantier. « Nous allons passer par des partenaires avec qui nous travaillons déjà, et qui vont élargir leurs couvertures géographiques, ou avec d’autres sociétés », explique Jean-François Fountaine, pdg du fabricant qui a réalisé 32,2 millions d’euros sur 2009/2010 (contre 33 millions sur 2008/2009).
Ainsi, deux millions d’euros seront consacrés à « des efforts commerciaux », pour permettre à la marque d’être mieux représentée sur des salons internationaux. Cette annonce fait partie du plan stratégique à 2013 présenté par le fabricant le 13 janvier.
Autre axe de développement majeur sur la période : la modernisation de l’outil industriel pour augmenter la productivité et renforcer l’innovation et le renouvellement des modèles. 8 millions d'euros seront investis d’ici 2013. Une enveloppe qui devrait être financée sur fonds propres, malgré les 2,4 millions d’euros de perte enregistrées sur l’exercice 2009/2010. « Il est possible que nous réalisions une augmentation de capital, mais qui sera très faible », précise Jean-François Fountaine, qui souligne les économies qui ont été réalisées par son entreprise, notamment dans la réduction des stocks.
Quatre à cinq modèles seront renouvelés sur 3 ans, portant à 2,5 ans la moyenne d’âge de la gamme Fountaine-Pajot composée de 10 catamarans. La priorité sera donnée à l’intégration d’énergies renouvelables dans la conception des bateaux. Un nouveau système d’hydrogénération est justement développé, fonctionnant avec la vitesse du bateau, pour alimenter une partie des circuits électriques du catamaran.