Forte hausse surprise du chômage en France
Par Ana Lutzky - Publié le
33 600 chômeurs de plus en juin. C'est la plus forte hausse enregistrée depuis octobre 2009. Le nombre de chômeurs de catégorie A atteint désormais 2 720 400 en France métropolitaine, et le chômage des moins de 25 ans confirme son avancée.
Les vacances estivales s'ouvrent sur une douche froide. Après quatre mois d'embellie au début d'année suivi d'un atterrissage brutal en mai, la situation du marché du travail se dégrade de nouveau en juin. En effet, Pôle emploi dénombre 33 600 demandeurs d'emploi supplémentaires de catégorie A, c'est à dire n'ayant pas du tout travaillé dans le mois.
Conséquence : le recul enregistré sur les quatre premiers mois de l'année est quasiment effacé. Sur le premier semestre, la chute du nombre de chômeurs se réduit à 2 100 et sur un an, le chômage est désormais reparti à la hausse (+1,5 %). Autre tendance : après une baisse lente mais continue jusqu'en avril dernier, le chômage des moins de 25 ans confirme notamment son redécollage (+1,4 % en juin, -4,4 % sur un an).
L'objectif des 9% réaffirmé par le gouvernement
L'objectif gouvernemental de ramener le taux de chômage sous les 9 % cette année apparaît désormais bien ambitieux. Pourtant, le ministre du Travail et de l'Emploi Xavier Bertrand a réaffirmé jeudi cette volonté ce matin sur Europe 1. Tout en concédant que cet objectif "était beaucoup plus difficile" alors que la croissance, de 0,9% au 1er trimestre, "est en train de baisser considérablement".
Le ministre a notamment souligné que les textes en faveur de l'emploi ont été votés "début juillet" et qu'il fallait donc laisser le temps aux mesures d'être mises en oeuvre, notamment en matière de contrats aidés et d'alternance. "Cet après-midi nous avons une réunion sur l'emploi. Il est important de veiller à ce que tout soit mis en oeuvre sur le terrain", a-t-il insisté.
Parmi les décisions à prendre figure la nouvelle feuille de route de Pôle emploi. En cours de discussion, elle doit officiellement entrer en vigueur en janvier prochain et passe à ses yeux "par moins de centralisation".
Alors que cette orientation lui tient à coeur, le ministre a souligné qu'il ne voyait pas de raison d'attendre janvier pour donner une nouvelle impulsion au service public de l'emploi. "Il faut prendre des décisions (...) Dès la rentrée il faut commencer à appliquer les choses", a-t-il dit.

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