Chef du département de l’électricité et de l’hydrogène pour les transports au CEA-Liten - 39 ans - Nominée pour le trophée Femme de R&D

Un an après avoir passé sa thèse, en 1999, au CEA de Cadarache, Florence Lambert se voyait déjà confier la responsabilité d’une équipe de cinq à six personnes par l’institut de recherche, qui l’avait embauchée. "J’ai toujours eu le goût pour le management", affirme-t-elle. La suite l’a prouvé.
A partir de 2003, elle dirige une trentaine de collaborateurs, qui travaillent sur le stockage d’électricité connecté au réseau (pour pallier les intermittences du photovoltaïque). Et depuis 2009, à la tête du département de l’électricité et de l’hydrogène pour les transports, à Grenoble, elle anime les travaux de 270 personnes… qui seront 300 à la fin de 2012.
Avec 40 millions d’euros de budget, partagés entre le développement des batteries au lithium et les piles à combustible, le département est résolument axé sur le stockage d’énergie pour l’automobile. "Dans ce secteur particulièrement, il y a toujours une forme de curiosité pour une femme qui accède à ce niveau de responsabilité", concède-t-elle. Pas vraiment un problème pour Florence Lambert, qui a décidé très tôt de ne pas tenir compte du regard qu’on portait sur elle, ni pour s’en alarmer, ni pour s’en servir.
La ténacité et le courage pour y arriver, elle estime qu’elle les doit avant tout à ses origines modestes – ses parents étaient des ouvriers issus de l’immigration italienne.
La remarque la plus macho qu’elle ait entendue ?
"Jamais de propos machos, mais parfois une hostilité sourde."









