Findus veut s'imposer dans le surgelé
Par Patrick Déniel - Publié le
"Findus continue de faire mieux que le marché !", se félicite Matthieu Lambeaux, directeur général de la marque pour l'Europe du Sud. Le groupe a en effet enregistré une croissance de ses ventes de 8 % sur un an (chiffres arrêtés à fin août) alors que le marché du surgelé progresse quant à lui de 2 %.
"Sur cinq ans, nous avons délivré 55 % de croissance ! C'est rare dans l'univers des marques", souligne le dirigeant. Ainsi, en France, la marque devrait réaliser un chiffre d'affaires de l'ordre de 210 millions d'euros cette année (contre 195 millions en 2010).
Sur le marché français, très atomisé, et où les marques de distributeurs (MDD) sont très développées, la marque Findus atteint quelque 8,5 % de parts de marché en valeur, contre 4,3 % il y a dix ans. Findus, qui devance ainsi ses principaux rivaux (Nestlé, Marie, McCain, Charal et Bonduelle), vise 10 % du marché d'ici deux ans, et 15 % à plus long terme.
"Le marché se consolide très doucement, sans acquisitions, mais de façon organique", estime Matthieu Lambeaux, qui s'est dit "interloqué" par la récente décision de Nestlé d'arrêter une partie de ses productions à la marque Maggi, notamment sur les plats cuisinés.
L'avenir reste également incertain pour la marque Marie, reprise par LDC il y a quelques mois. Le nouveau propriétaire devrait bientôt statuer sur une stratégie pour la marque au rayon surgelés.
Findus, quant à lui, lorgne de nouveaux segments de marché, toujours dans le surgelé, sur lesquels il pourrait faire son apparition. Le groupe a annoncé un investissement de 8,5 millions d'euros sur cinq ans sur son site de Boulogne pour développer de nouvelles capacités de production et de nouvelles lignes de produits.
Un accord a été signé avec les syndicats sur l'organisation du travail, la réduction des temps de pause et des RTT. "L'usine était menacée. Elle était désavantagée par rapport à notre usine anglaise, à cause de la dévaluation de la livre et des différences dans les charges sociales", explique Matthieu Lambeaux. Le groupe devrait embaucher 50 personnes sur ce site qui en emploie déjà 200, et dont les volumes devraient passer de 20 000 à 25 000 tonnes.

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