FIN DE CORRECTION
Par DANIEL KRAJKA - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3268Une fois de plus le nickel n'a pas fait mentir son surnom de métal du diable en affichant en 2011 une volatilité diabolique. Portée par l'exubérance des marchés, la tonne du métal a culminé à 29 425 dollars en février, son niveau le plus élevé depuis trois ans, avant de plonger de 44 % à 16 500 dollars à la fin du mois de novembre. En moyenne annuelle, le nickel a toutefois progressé de 5 % par rapport à 2010, à 22 843 dollars. Et l'année 2012 s'annonce mouvementée avec un nouveau rebond à 20 000 dollars le 16 janvier, affichant une hausse de 1 500 dollars depuis le début de l'année.
De gros projets en vue
La consommation de métal s'est appréciée en 2011 de 11,5 % sur un an, a calculé l'Economist Intelligence Unit, la puissante demande chinoise compensant nettement la faiblesse de la croissance de la consommation des pays industrialisés. Nouveau géant de la production d'acier inoxydable (40 % de la production globale), la principale utilisation du métal, la Chine a permis au marché de rester à l'équilibre après un retour au déficit en 2010.
Toutefois, l'offre de nickel devrait être sensiblement supérieure à la demande en 2012 et 2013, prévoit Nick Moore de RBS. Toujours tirée par la Chine - qui pourrait représenter 45 % de la demande totale en 2015 -, la consommation va continuer de s'apprécier à un rythme moyen de 6,4 % pour toucher les 2 Mt en 2015. Mais l'offre va s'accélérer en 2012 et 2013 avec la montée en puissance (Onca Puma et Barro Alto au Brésil) ou l'achèvement (Vale NC en Nouvelle-Calédonie, Ambatovy à Madagascar et Ramu en Papouasie Nouvelle-Guinée) de cinq projets majeurs. La remise en activité de Ravensthorpe et la mise en activité de Koniambo, ajouteront encore à une offre déjà dopée par la production en Chine de fonte de nickel qui aura bondi de 40 % entre 2010 et 2013.
Le prix moyen du nickel devrait se replier de 8 % à 21 125 dollars en 2012. En fin d'année cependant, le cours devrait rebondir avec un prix moyen de 24 000 dollars au quatrième trimestre, soit une hausse de 25 % par rapport aux prix de début janvier. Pour 2013 la banque britannique table sur une poursuite du redressement avec un prix moyen de 26 000 dollars.











