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Fillon lance un plan de soutien à l'aéronautique

Le 12 octobre 2007 par Rédaction L'Usine Nouvelle
Eurocopter.

Sur le site d'Eurocopter de Marignane, le Premier ministre a annoncé hier vouloir aider les PME à s'adapter aux mutations du secteur.

« Faire bloc autour de ses champions ». En visite hier sur le site d'Eurocopter à Marignane (Bouches-du-Rhône), François Fillon ne parlait pas de rugby. Mais bien d'aéronautique. Alors que Airbus n'en finit  pas de traverser des zones de turbulences, le Premier ministre a présenté un plan de soutien à l'ensemble de la filière.

Un plan de plus de 600 millions d'euros au total principalement destiné aux PME aéronautiques, touchées de plein fouet par le plan Power8 et la restructuration de l'avionneur européen Airbus. L'objectif est clair. « La base de la production industrielle en matière d'aéronautique doit demeurer en France et s'y développer », a rappelé François Fillon. En pleine restructuration, le secteur aéronautique « connaît une mutation de première importance »  technologique avec l'émergence des matériaux composites et la prise en compte des préoccupations environnementales, a-t-il constaté.

Quatre objectifs

Pour accompagner la restructuration et les mutations du secteur, l'Etat s'engage à financer à hauteur de 50 millions d'euros la « réalisation de diagnostics stratégiques » de près de  200   PME de la filière. Cette mesure devrait  les aider à augmenter leur production et  à  s'adapter aux évolutions du secteur.
 
Dix à  quinze  millions d'euros - versés en partie par Airbus - devraient également servir à créer un fonds de garantie pour faciliter l'accès à l'emprunt des PME de plus de 250 salariés. Un fonds de capital développement - doté de 100 millions d'euros - participera aussi au soutien financier des entreprises aéronautiques. Autre élément prévu par le plan : la mise  en place  d' un « réseau de veille stratégique aéronautique » pour anticiper les évolutions du secteur après 2010.

François Fillon a également annoncé un soutien spécifique pour les sous-traitants de « rang 1 » d'Airbus, qui bénéficieront de crédits publics de 100 millions d'euros sur les cinq années à venir. Près de 150 millions d'euros seront également mobilisés par l'Etat pour la  recherche et développement du secteur, via des aides diverses.

Le seul programme Airbus devrait recevoir près de 100 millions d'aides annuelles, au titre d'aides directes à la R&D. « C'est presque un quadruplement de notre effort, ce qui nous place en tête des pays européens concernés », s'est félicité le Premier ministre.

Enfin, la dernière mesure concerne l'emploi. Un accord cadre pluriannuel devrait être conclu rapidement  entre Airbus, ses sous-traitants et l'ANPE dans ce domaine.

Solène Davesne

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