VIDéO L’ancien Premier ministre et le secrétaire général de l’UMP s’en sont pris vivement au ministre du Redressement productif ce vendredi 20 juillet. Ils étaient interrogés l'un et l'autre dans les médias sur le dossier PSA et les interventions tranchées d'Arnaud Montebourg de ces derniers jours.
"Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont au premier rang du combat" économique, a accusé François Fillon sur Europe 1. "Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est au première loge dans le combat de la mondialisation?", a-t-il lancé aussi.
En effet, en début de semaine, Arnaud Montebourg avait indiqué vouloir recevoir la famille Peugeot afin d’éclaircir la situation du groupe. Il a avait notamment mis en cause sa gestion et le comportement de l’actionnaire principal.
Seulement pour l’ancien Premier ministre, le combat ne se situe pas à ce niveau-là mais bien sur le plan de la mondialisation, a-t-il expliqué au micro d’Europe 1. "Les adversaires de Peugeot, ce sont les autres entreprises automobiles du monde" et l'attitude du gouvernement dans ce dossier est "irresponsable".
Quant à Jean-François Copé, peu de temps auparavant sur France 2, il s’est montré tout aussi sévère. "Mettre à ce point en cause l'image d'une entreprise (...) pour le plaisir d'expliquer que ça ne peut être que la faute d'un patron, comme on dit au PS, c'est menacer en fait des milliers d'entreprises, des milliers d'emplois", a vilipendé le secrétaire général de l'UMP.
Qu'un "ministre de l'Industrie socialiste" considère que "son fonds de commerce, c'est taper sur les employeurs", cela revient à "fragiliser" l'économie française, a-t-il ajouté.
"Vous avez vu l'effondrement du cours de Bourse de Peugeot?", a-t-il encore lancé. "Je dis attention! Arnaud Montebourg est en train de porter atteinte à notre économie", a-t-il averti. Puis raillant l'intitulé du portefeuille d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, il a déclaré : "Pour l'instant, il n'est pas en train de redresser grand chose".
Les interventions de François Fillon (Europe1) et Jean-François Coppé (France 2) :









