Fiat très rouge
Le 28 janvier 2010 | L'Usine Nouvelle n° 3177Sergio Marchionne, le patron de Fiat, sait y faire. Alors qu'au plus fort de la crise ses concurrents adoptaient un profil bas, l'Italien donnait des leçons au monde. Profitant des 1,7 milliard d'euros glanés grâce au succès de la Fiat 500, il rachetait Chrysler, le carrossier Bertone et se disait prêt à avaler Opel. Convaincus, les analystes prédisaient pour 2009 des pertes limitées à 320 millions d'euros. Au final, pas de miracle. Comme les autres, Fiat sombre avec un déficit net de 848 millions. Jamais vaincu, Sergio Marchionne promet pour l'an prochain un bénéfice de 200 à 300 millions. Echaudé, il y met une condition : le maintien des primes à la casse.











